Il y a trois mois, l’armée de Bachar Al-Assad reprenait la totalité d’Alep et expulsait les groupes armés hors de la ville. Reportage dans une ville qui tente de se reconstruire.

La mosquée des Omeyyades à Alep après les conflits, mars 2017.
La mosquée des Omeyyades à Alep après les conflits, mars 2017. © Radio France / Arthur Gerbault
Alep, vue depuis la Citadelle
Alep, vue depuis la Citadelle © Radio France / Arthur Gerbault

La reconstruction d’Alep, désormais réunifiée, n’a pas vraiment recommencé : la ville et les habitants vivent toujours dans le traumatisme de cinq années de guerre. Le cœur historique d’Alep est aujourd’hui figé dans un décor d’apocalypse.

Une rue du vieil Alep
Une rue du vieil Alep © Radio France / Arthur Gerbault

Pour faire revenir les gens, le défi majeur aujourd'hui, c’est de rétablir des conditions de vie acceptables et de nettoyer les décombres d'innombrables engins explosifs abandonnés. Georges Cominos du Comité international de la Croix Rouge : "C’est très fréquent qu’il y ait encore, dans la partie orientale de la ville, des personnes frappées, touchées par des explosions d’armes toujours présentes (…) Il n’y a pas d’électricité, pas d’eau, toutes les infrastructures médicales ne sont plus en état de fonctionner. Si la population retourne dans ces quartiers, il faut qu’elle ait un minimum de services de santé de base" .

Bombes artisanales abandonnées dans un immeuble détruit d'Alep
Bombes artisanales abandonnées dans un immeuble détruit d'Alep © Radio France / Arthur Gerbault
A Alep, la population vit dans un décor d'apocalypse
A Alep, la population vit dans un décor d'apocalypse © Radio France / Arthur Gerbault

Malgré tout, les habitants reviennent dans les quartiers dévastés : selon les derniers chiffres du CICR, 100.000 personnes seraient retournées vivre dans la partie orientale d’Alep, autrefois contrôlée par les groupes armés.

Le souk d'Alep, un décor d'apocalypse
Le souk d'Alep, un décor d'apocalypse © Radio France / Arthur Gerbault

Alep pas encore totalement sécurisée

Il n’y a plus de combats à l’intérieur d’Alep mais les rebelles et les djihadistes, qui ont été repoussés à la périphérie, continuent de harceler certains quartiers, et le bruit des bombes résonne toujours :

Alep, les abords de la Citadelle
Alep, les abords de la Citadelle © Radio France / Arthur Gerbault
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