Et si le Brexit n’avait jamais lieu ? Et si le Royaume-Uni ne quittait jamais l’union européenne ? A mesure que les négociations avec Bruxelles s’enlisent, c’est un scénario qui devient de plus en plus probable.

Les anti-Brexit se font entendre, notamment avec ce bus "Is it worth it ?" "Ça vaut le coup?"
Les anti-Brexit se font entendre, notamment avec ce bus "Is it worth it ?" "Ça vaut le coup?" © AFP / CrowdSpark / David Whinham

Les discussions autour du Brexit reprennent ce matin à la Chambre des Lords, à Londres. La rébellion s’organise. Plusieurs élus, conservateurs et travaillistes sont bien décidés à bloquer le processus. Ils lancent une grande campagne, avec plusieurs milliers de militants.

Ils distribuent des tracts, organisent des manifestations, collent des affiches. L’une des association a même affrété un bus rouge pour sillonner le pays.  

A chaque étape, les militants s’éparpillent, laissent dans les mains des passants de faux billets de banque avec la tête de Boris Johnson, le ministre de l’économie. Leur slogan, imprimé en gros sur la carrosserie est simple « est ce que tout cela en vaut la peine. ! »

L’un des rapport d’expert du gouvernement dit que le Brexit va  coûter deux milliards 300 millions d’euros par semaine pendant 15 ans.

Et l’impact des négociations, les Britanniques sont en train d’en prendre la mesure : Le dernier sondage Yougov le montre : ils sont 17 % seulement à penser que le Brexit sera un succès quelque soit résultat des négociations entre Londres et Bruxelles. Les autres, sont de plus en plus inquiets.
 

Ce discours de regrets, de remise en cause du Brexit a été longtemps inaudible.  iI prend de l’ampleur et les  organisateurs de la campagne misent sur un mouvement de fond, capable d’aboutir, dans les 10 mois qui viennent, à un second référendum. C’est –en tout cas- la stratégie de Lord Andrew Adonis, 55 ans ancien ministre travailliste.
"Quand  la première ministre Theresa May va présenter le traité sur la sortie de l’Union européenne en octobre, ou un peu plus tard, le Parlement  devra prendre une décision. Pour qu’on puisse avoir un nouveau référendum, il faudra une alliance entre les différents partis présents à la chambre des communes, avec les travaillistes, les Libéraux Démocrates, les nationalistes écossais, et certains conservateurs. Cette coalition contre le gouvernement a déjà commencé à se rassembler lors de certains votes clés, et je pense qu’il y a une bonne chance qu’elle se rassemble pour demander un référendum"

Le vote des jeunes sera très important. Femi Oluwole est l’un des créateurs du groupe Our future Our choice « notre futur notre choix ».. il fait la tournée des universités du pays.. Son but :  mobiliser les étudiants, pour obliger Jeremy Corbyn , le chef de file des travaillistes, à se positionner  contre le Brexit lors des prochaines élections locales au mois de mai..
 

Les jeunes  seront en première ligne lors de la manifestation nationale, prévue le 24 mars prochain. Ce rendez-vous doit réunir pour la première fois l’ensemble des Britanniques qui militent contre la sortie de l’Union européenne.

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