Les Américains sont appelés à voter aujourd'hui pour les élections parlementaires de mi-mandat présidentiel. Fabienne Sintès a sillonné le Middle Ouest américain pour comprendre l'état d'esprit dans lequel le pays aborde ces élections. En plus de la guerre en Irak, les Américains sont préoccupés par leur portefeuille. 59% des électeurs pensent que les démocrates se débrouilleraient mieux sur le plan économique. Pourtant, la situation de l'économie américaine n'est pas si mauvaise. Certes la croissance baisse depuis 6 mois, mais Georges Bush, ces derniers jours, battait la campgne en brandissant le taux de chômage à 4,4%, le plus bas depuis 5 ans. Est-ce que ça « prend » auprès des électeurs ? La perception des gens qui travaillent - ou qui ne travaillent pas d'ailleurs - est toujours très différente des chiffres théoriques. Quelques exemples pris sur la route. On sait combien les Américains sont tatillons sur leur voiture, et jusqu'à quel point ils ont mal vécu l'augmentation du prix de leur essence ces derniers mois. On est passé de 2 dollars le gallon (1 gallon c'est 3 litres 6) à des pics à 3, voire 3 dollars 50. Aujours'hui, l'essence est redescendue à un niveau plus normal. Elle a même chuté ces 3 derniers mois. Sur la route par exemple, j'ai payé mon gallon 2 dollars 22 au pire (pour nous ça fait rêver, c'est la moitié d'un euro par litre !!!) Et bien voici ce qu'en clonclue Nancy Blackwell. Elle habite dans une banlieue de south bend, au nord de l'Indiana (interview). Ça s'appelle le sentiment d'insécurité économique. Qui se mesure vraiment auprès de cette classe moyenne américaine, qui gagne autour de 3000 dollars à la fin du mois, donc autour de 2500 euros et n'a pas vu sa situation financière s'améliorer ces dernières années. Cathy Durban habite le Missouri. Elle est professeure de français dans une école publique (interview). La baisse des impôts c'est l'un des plus forts arguments électoraux de Georges Bush. Il martèle d'ailleurs que les démocrates vont annuler ces baisses d'impôt. Ce qu'a cherché à faire Georges Bush, c'est ce que les économistes appellent la « tickle down théorie ». C'est intraduisibe. C'est une théorie qui en dit gros sur ce que sont les plus riches qui investissent. C'est donc vers eux qu'il faut porter ses efforts. La relance par le haut en quelque sorte. Voici ce qu'en conclue Karl Heinz qui est retraité (interview). La confiance c'est le mot clef pour l'économie d'un pays et ce qu'on entend dans les classes moyennes américaines, c'est que, quels que soient les chiffres, les fruits de la croissance n'ont jamais été aussi mal répartis. Un dossier de Fabienne Sintès en direct de Washington aux Etats-Unis.

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