25 ans après le passage du nuage de Tchernobyl en France, la cour d’appel de Paris doit se prononcer ce matin sur le cas du professeur Pierre Pellerin. L’ancien patron en 1986 du service central de protection contre les rayons ionisants est accusé d’avoir caché la vérité et minimisé les conséquences en France du passage du nuage radioactif. Une décision particulièrement attendue en Corse, sans doute la région française la plus touchée, où Emmanuel Leclère s'est rendue.

Carte du nuage
Carte du nuage © Emmanuel Leclère

Dans le nord de la Corse, en Balagne, là où en 1986 et depuis 25 ans, il ne s’est officiellement rien passé de grave. Alors hier à Saint-Florent, sur la place du village, on préférait d’abord faire de l’humour, jouer faussement l’omerta, avant d’être beaucoup plus sérieux.

Dans les contreforts de la balagne à Costa, Bartholomé Colombani fait parti de la génération née au deuxieme semestre 86. Lui est tombé malade il y a cinq ans. Il attend aujourd’hui la décision de la cour d’appel de Paris et l’étude épidémiologique que devrait enfin lancer prochainement l’assemblée territoriale de corse

… comme toute victime, vous avez droit à une justice.

La Corse, et le nuage de Tchernobyl qui ne s’est pas arrêté à la frontière. C’est le combat depuis 25 ans d’un docteur : Le docteur Fauconnier.

Celui qui avait envoyé au professeur Pellerin les premiers échantillons de lait de brebis et de chèvre, et qui a eu la réponse le 16 juillet 1986 lors d’une conférence de presse à la préfecture de Bastia.

Denis Fauconnier, qui vit dans un ancien couvent en Balagne, ne montre pas où il entrepose ses dossiers accumulés depuis 25 ans.

Une méfiance étayée notamment par cet épisode au début des années 2000 avant de déposer la plainte qui a débouché sur la mise en examen du professeur Pellerin…Denis fauconnier a eu des problèmes avec ses emails.

Emmanuel Leclère

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