Cet été, pour vos vacances, peut-être avez-vous aussi cliqué sur Internet. On peut y trouver de très bons tarifs : moins de 300 euros pour une semaine au soleil en pension complète à l’étranger. Le site "partir pas cher.com" qui appartient au groupe Switch, est devenu leader dans la vente de produits compétitifs sur Internet. Comment en est-il arrivé là et surtout, à quel prix ? Si partirpascher.com peut proposer ces tarifs, c'est grâce à la méthode de gestion bien rodée de son PDG, Jean Pascal Siméon. La recette pour les croisière c'est la maintenance est organisée et tous les sous-traitants sont intégrés. Pour les autres destinations, l'astuce pour obtenir les tarifs les plus bas est d'acheter comptant des packages, auprès des hoteliers et des compagnies aériennes. Mais le risque est énorme : 20 millions d'investissement en début de saison et chaque produit invendu, c'est une perte sèche pour l'entreprise. Alors pour écouler sa marchandise, Jean-Pascal Siméon a mis en place un système de vente très efficace. Pour réserver, un seul numéro de téléphone. Chaque appel arrive sur une plateforme de vente. véritable fourmillière : 90 vendeurs répondent au téléphone jour et nuit, 7 jour sur 7. Ici la compétition est permante. Amar, animateur manager, surveille la cadence. Les vendeurs sont rémunérés selon un système de commission : plus la destination est urgente à écouler, plus les primes sont élevées. Alors le conseil devient parfois une vente orientée : Hervé, meilleur vendeur de l'équipe, connaît bien son métier. 2 200 appels par jour, il faut répondre avant la troisième sonnerie. La pression est palpable. Karine, ancienne télé-conseillère, a très vite perdu pied. Au bout d'un an, elle quitte l'entreprise. Aujourd'hui elle est en procès contre son ancien employeur. Jean Pascal Siméon avoue que tout le monde ne le supporte. Mais pour lui, ce n'est pas le système qui est en cause. Avec une moyenne de 140 000 clients par an, le groupe Switch est aujourd'hui le premier tour opérateur sur internet. Un reportage de Katia Bitsch

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