Zoom ce matin sur l’Allemagne, qui voit aussi l’agence Standard and Poor’s mettre son AAA sous surveillance. Ainsi, on peut se demander si sa force économique n’est pas un peu usurpée…

Lise Jolly, correspondante à Berlin.

L’Allemagne arrive au sommet de Bruxelles en donnant l’impression d’avoir imposé ses vues grâce à son économie florissante. Mais le pays a aussi vu son AAA mis sous surveillance par Standard and Poor’s. Du coup on se demande si sa force économique n’est pas un peu usurpée.

L’Allemagne va plutôt bien: chômage en dessous de 7 %, importation 150 milliards d’euros, des impôts qui rentrent, un tissu industriel qu’on lui jalouse, une dette qui finalement a trouvé plus que preneur sur les marchés hier, mais, il y a des bémols. Tour d’horizon de ces soucis avec Henrik Enderlein

De quoi inquiéter l’Allemagne ? Peut-être. La prévision de croissance est de 0,5% pour l’année 2012, c’est peu et on voit bien la frénésie d’Angela Merkel à vouloir que tout le monde se serre la ceinture. C’est même elle qui l’a dit devant le Bundestag : les règles, les règles, les règles

Reste à savoir si la discipline allemande, qui consiste à surveiller et punir, est la seule option en Allemagne. Les socialistes défendent aussi l’apuration de la dette, la règle d’or, ils veulent aussi plus d’Europe et un plan de relance comme en son temps Jacques Delors le préconisait. Lundi au congrès du SPD, Peer Steinbrück s’est exprimé sur le sujet. Steinbrück sera surement le challenger de Merkel aux prochaines élections

Le ton utilisé est assez offensif envers les partenaires européens, dont la France. De ce coté du Rhin, les Français sont partagés entre peur et confiance.

L’économiste Henrik Enderlein a aussi vécu à Paris, et voilà ce qu’il en pense

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