Trafic d'antiquités en Syrie
Trafic d'antiquités en Syrie © Radio France / Omar Ouahmane

En guerre depuis quatre ans, la Syrie est devenue une plaque tournante de la contrebande d'oeuvres d'art. L'argent récolté permet aux rebelles syriens de financer leur guerre contre le régime de Bachar Al Assad.

Ces antiquités transitent notamment par la ville de Majdal Anjar, une petite agglomération sunnite située dans la vallée de la Bekaa et adossée à la frontière syrienne. Elle est sur la route de Damas, ce qui en fait un des principaux axes de passage de la contrebande d'antiquités, des pièces d'une valeur parfois inestimable sont vendues pour quelques centaines de dollars ou échangées contre des armes et des munitions au profit de la rébellion syrienne. L'ensemble de la population de Majdal Anjar soutien la révolution syrienne.

Carte Syrie
Carte Syrie © Radio France

Une fois vendues, ces antiquités sont revendues et passent de main en main avant d'être écoulées au marché noir dans les pays du Golfe, en Europe ou aux États-Unis. Berceau de nombreuses civilisations : romaine, grecque, phénicienne ou byzantine, le sous-sol Syrien fait, depuis le début de la guerre civile, l'objet d'un pillage organisé et systématique. En dépit des efforts de l'Unesco, c'est donc au tour de la Syrie, après l'Irak, de voir son héritage ravagé ou pillé. Les sommes d'argent générées par ce trafic d'antiquités, le troisième plus important après la drogue et les armes, sont énormes : entre 6 et 15 milliards d'euros par an selon certains experts.

Joanne Farchakh Bajjaly est une archéologue libanaise, spécialiste du patrimoine en zone de conflit :

Le Nord de la Syrie est largement pillé [...] La Syrie est déterrée.

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