La Corée du Nord participe à ces JO 2018, organisés à 80 km de la frontière entre les deux pays, sur fond de tension entre deux nations voisines officiellement toujours en guerre. Cette participation concrétise et symbolise "les Jeux de la Paix" souhaités par la Corée du Sud, mais elle divise aussi les habitants.

Pour Kim Ryen-hi, nord-coréenne qui rejoint le sud en 2011, les JO représentent une occasion unique de rapprocher les deux Corées
Pour Kim Ryen-hi, nord-coréenne qui rejoint le sud en 2011, les JO représentent une occasion unique de rapprocher les deux Corées © Radio France / Benjamin Illy

Nous sommes à veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pyeongchang, déjà présentés comme les jeux de la paix. Mais dans la péninsule, la question divise. 

La Corée du Sud et la Corée du Nord ne s'étaient plus parlé depuis deux ans. En quelques semaines tout s'est accéléré, Pyongyang a fait soudainement part de son envie de participer aux XXIIIe Jeux d'Hiver début janvier. La Corée du Sud a tout de suite saisi l'occasion pour apaiser les tensions, quitte à fermer les yeux au moins pour un temps sur les provocations de son voisin du nord, ses essais nucléaires et ses missiles menaçants, dans le but surtout de garantir la sécurité de la compétition. 

Les deux pays vivent en ce moment un intense moment de diplomatie par le sport, une trêve olympique qui est plus ou moins bien perçue par les réfugiés nord-coréens. 

Benjamin Illy a rencontré à Seoul, Park Sang-hak,  il a fui le Nord en 1999, depuis il est devenu un activiste anti-Pyongyang, très connu dans la péninsule, haï et menacé par le régime de Kim Jung-un. Récemment, il a déchiré sa photo devant le parlement sud-coréen en dénonçant, non pas les jeux de Pyeongchang, mais les "jeux de Pyongyang". 

Un point de vue à l'opposé de Kim Ryen-hi, 49 ans, nord-coréenne qui rejoint le sud en 2011, pour gagner de l'argent afin de soigner sa maladie du foie. Elle ne pensait rester que quelque mois, mais depuis sept ans les autorités sud-coréennes lui interdisent de rentrer à Pyongyang. C'est pourtant son souhait le plus cher : elle veut retrouver sa famille. Les Jeux de Pyeongchang représentent pour elle une occasion unique de rapprocher les deux Corées, et d'avancer sur le chemin de la paix. 

Park Sang-hak est totalement opposé à la participation de la Corée du Nord
Park Sang-hak est totalement opposé à la participation de la Corée du Nord © Radio France / Benjamin Illy
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