La décentralisation poursuit son chemin, ou plutôt sa route. Le 1er janvier, 18 000 kilomètres de routes nationales et 30 000 agents de l'Equipement ont été transférés aux départements : une révolution. L'Etat conserve les grandes nationales et les autoroutes sans péage. Quelles sont les incidences de ce transfert dans un gros département comme le Rhône ? Concrètement, le Rhône a récupéré 157 kilomètres de routes nationales : un petit bout de la nationale 7 au sud de Lyon, ou encore le boulevard périphérique et ses 160 000 véhicules par jour. En apparence : pas de changement. D'ailleurs, beaucoup d'automobilistes ne sont pas au courant (interview). Il y a quand même un changement visible : la couleur. Fini le Orange, symbole de la DDE, comme l'explique Patrick Diény, directeur des infrastructures et des déplacements (interview). Dans le Rhône, 379 agents de la DDE ont rejoint le département le 2 novembre, juste avant l'hiver - en majorité des conducteurs d'engins : ils exercent le même métier, comme le précise Béatrice Pouillot, directeur des ressources humaines du Conseil Général (interview). Comment réagissent les agents transférés ? L'Equipement a toujours été un bastion de la CGT, qui s'inquiète. Bernard Durix est le secrétaire du syndicat pour l'Equipement dans le Rhône (interview). Financièrement, le département n'est pas vraiment gagnant. Le président UDF du Conseil Général Michel Mercier résume :"On n'était pas demandeurs" (interview). En tout cas, il y a une expression que vous ne pourrez plus dire quand vous serez bloqués par la neige : "C'est la faute à la DDE !" Un dossier de Christophe Vincent, en direct du bureau de France Inter à Lyon.

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