L'Education nationale a souvent du mal à prendre en charge les élèves "différents". C'est vrai des élèves en échec scolaire. C'est vrai aussi des enfants "intellectuellement précoces". Ces enfants ont des facultés intellectuelles plus développées. Conséquence : ils peuvent parfois s'ennuyer, et paradoxalement, connaître des difficultés à l'école. L'institution scolaire fait des efforts depuis une quinzaine d'années mais les possibilités d'accueil de ces enfants sont encore insuffisantes. On compte 2,3% d'enfants "intellectuellement précoces". Cela représente environ 200 000 élèves entre 6 et 16 ans, c'est-à-dire 1 élève par classe de 30. Ils se caractérisent par un quotient intellectuel élevé : de 130 et plus. Alors que le quotient intellectuel moyen est d'environ 100. Signes précurseurs : ce sont des enfants qui en général parlent très tôt, posent beaucoup de questions, s'intéressent très tôt à la lecture. Mais ce qui devrait être un avantage peut malheureusement se transformer en obstacle. Ce qui devrait être une fierté pour les parents peut se transformer en parcours du combattant. Car ces enfants différents sont parfois mal à l'aise dans le cursus scolaire classique. Comme l'explique Sophie Côte, présidente de l'AFEV, l'association française pour les enfants précoces (interview). Sophie Côte a elle-même eu deux enfants précoces, et c'est en 1990, en tant que principale du collège public du Cèdre au Vésinet dans les Yvelines, qu'elle a créé une classe spéciale pour les IP, comme on les appelle. Les enfants "intellectuellement précoces" y sont regroupés. Ils travaillent différemment. Plus vite pour ne pas s'ennuyer. Arnaud est en 6ème cette année, dans cette classe spéciale (interview). Pour l'instant, il n'y a environ que 75 établissements en France qui proposent un accueil spécifique. La plupart privés. On compte seulement une dizaine d'établissements publics. L'école publique a encore du mal à accepter ces différences, comme le raconte Bruno, le papa d'Arnaud (interview). Sylviane Monnier, est professeur d'anglais au collège du Cèdre, auprès d'enfants précoces. Elle fait aussi de la formation pour aider d'autres enseignants à mettre en place une pédagogie particulière (interview). Et pour les parents qui ont des difficultés, ils peuvent contacter l'AFEP, association française pour les enfants précoces, par téléphone au 01 34 80 03 90 ou sur internet : www.afep.asso.fr Un dossier de Sonia Bourhane.

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