Pour le dernier rendez-vous consacré au salon de l'agriculture, découverte des coopératives agricoles. Et on est très loin de l'image habituelle des coopératives viticoles où l'on achète son vin pendant les vacances. Sur les 3200 coopératives qui existent dans l'hexagone, une bonne vingtaine sont aujourd'hui de très grosses entreprises qui possèdent des marques très connues. Par exemple Daucy, c'est en fait la coopérative Cecab en Bretagne ; Florette, la salade, c'est Agrial à Caen ; ou encore Montfort, le foie gras, est propriété d'Euralis une coopérative de Pau... Mieux parfois, ces coopératives deviennent de petites multinationales qui investissent bien loin de leur région d'origine. Par exemple Euralis possède des sites de production de foie gras au Canada et en Bulgarie. Surprenant ? Pas tant que cela pour Dominique Tressens, agriculteur et adhérent de la coopérative (interview). Résultat, pour bien comprendre ce que représentent les coopératives, 2 chiffres : c'est 78 milliards de chiffre d'affaire et 150 000 salariés sans compter les agriculteurs. Mais ils ne sont pas un peu loin de leur métier de base les dirigeants de ces coopératives ? Ce ne sont plus des agriculteurs mais des PDG comme les autres ? Il y a un peu de cela mais par exemple si vous demandez à Christian Pees, éleveur de porcs et président d'Euralis, le pourquoi de ce développement en dehors du métier de base de la coopérative qui était historiquement le maïs, sa réponse est simple (interview). Mais quelle est la différence avec une entreprise ordinaire ? Et bien c'est que les bénéfices retournent dans les poches des agriculteurs, qui sont à la fois producteurs quand ils sont chez eux et acheteurs des produits quand ils sont à la coopérative (interview). Sauf que les agriculteurs ne gagnent pas à tous les coups. Christian Labardesque est président d'Euralis Palmipede. C'est lui qui négocie les prix avec les producteurs de foie gras (interview). On est très loin des coopératives de notre enfance, celles où l'on allait chercher le lait ou le vin pendant les vacances… Un dossier de Philippe Lefèbvre, spécialiste des questions d’agriculture à France Inter.

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