Les plages d'Anglet au Pays Basque sont sans doute les plages de France les plus ouvertes aux handicapés. Mieux ils peuvent y pratiquer toutes les disciplines des sports de glisse et notamment surfer.

Anglet, reine du surf mais aussi de l'handisport
Anglet, reine du surf mais aussi de l'handisport © AFP / Photononstop / Gérard Guittot

Le handicap se dissout dans l’eau. 

Cette petite phrase de Jean-Marc Saint Geours le président de l’association handi-surf résume bien l’état d’esprit qui prévaut sur les 4,5 km de plage de cette petite localité basque devenue en à peine plus de 30 ans l’une des capitales mondiales du surf.

Et c’est ici que Jean-Marc Saint Geours a eu une idée un peu folle : partager les vagues d’Anglet avec ceux qui jusqu’alors en étaient privés, à savoir les personnes en situation de handicap. 

Jean-Marc Saint-Geours est engagé depuis des années auprès d’enfants et adultes en situation de handicap pour leur permettre de pratiquer le surf et les intégrer dans les écoles et clubs de surf.
Jean-Marc Saint-Geours est engagé depuis des années auprès d’enfants et adultes en situation de handicap pour leur permettre de pratiquer le surf et les intégrer dans les écoles et clubs de surf. / Capture d'écran Handisurf.org

Tout a commencé avec un jeune garçon autiste et, depuis, plus de 2 500 personnes ont pu profiter de l’océan avec l’association. Un succès tel que l’année prochaine un jeune surfer non voyant devrait passer ici l’option surf du BAC.

Pour Bruno Degert, kinésithérapeute et surtout surfeur, rien de tel que ce type de sport pour oublier ses problèmes et ses souffrances "plus vous éloignez la personne de son fauteuil plus le handicap disparaît"

Mais pas question de faire d’Anglet une sorte de ghetto pour sportifs handicapés. D’ailleurs Jean-Marc Saint Geours le rappelle "Ici tous ceux qui pratiquent le surf avec nous n’ont pas une licence handicapé, mais la même licence que les surfer valides". Seule petite différence les célèbres sauveteurs locaux sur leurs jet-skis ont bénéficié d'une formation particulière pour venir en aide à ces nouveaux surfer.

Enfin pour Annette Masson, la présidente de l’association tourisme et handicap c’est peu dire que cette initiative basque va dans le bon sens et correspond à une véritable nécessité. "Aujourd’hui, explique-t-elle, la majorité des personnes en situation de handicap ont moins de 50 ans et se sont retrouvées dans cette situation après un accident de la vie. Donc logiquement elles souhaitent pouvoir retrouver tout ce qui faisait leur quotidien d’avant et notamment pouvoir prendre des vacances et faire du sport".

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