Comme tous les mardis, jusqu'au 1er tour des élections régionales, focus sur une région clé du scrutin. Aujourd'hui, focus sur l'Alsace. La région, tenue par la droite depuis toujours, pourrait basculer à gauche voire, du côté des Verts. C'est peu dire que la droite serre les fesses en Alsace. Elle y a déjà planté la statue du commandeur : le très charismatique Adrien Zeller, décédé brutalement en août dernier, qui laisse une droite, ici, historiquement centriste, orpheline. Le sénateur UMP Philippe Richert sait que pour gagner, il doit jouer à fond la carte de l'héritier (interview). L'héritier autoproclamé s'est adjoint les services de la très énergique Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin. Gloire locale elle aussi. Là, opération séduction dans une usine textile récemment restructurée. La moitié des salariés a été licenciée (interview). Sur un marché bobo du centre de Strasbourg, Jacques Fernique, la tête de liste verte, arrive à vélo, pas peu fier d'avoir réussi ici l'alliance. Exploit : même l’écolo Antoine Waechter, pourtant très allergique à l'union, surtout quand elle penche à gauche, même Antoine Waechter a pactisé. Et si l’on en croit les sondages - le dernier de l'Ifop en tout cas, donne les verts vainqueurs au second tour. Jacques Fernique (interview). Pas très loin, très gentleman farmer, Jacques Bigot, tête de liste socialiste, part à l'assaut de la région pour la troisième fois, un peu tête de gondole du grand chelem de Martine Aubry (interview). L'identité alsacienne. Le Front national joue son va tout sur ce créneau. "Fer Unser Elsass", c'est le slogan inscrit sur la caravane de campagne de Patrick Binder (interview). Le modem joue les utilités sans trop y croire. Idem pour la gauche de la gauche. _____Un reportage de Laurence Peuron.

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