Comment renforcer l’investissement français en Algérie ? Pendant 2 jours, une délégation de 70 chefs d’entreprises français, s’est rendue à Alger, emmenée par Laurence Parisot. Un déplacement dans un contexte politique difficile. Il y a encore quelques jours, le président algérien n’hésitait pas à qualifier la France de pays génocidaire. Dans ces conditions, comment faire des affaires ? La réponse part d’un premier constat. Après dix ans de guerre civile, l’économie algérienne change. Un vaste programme de privatisation a été lancé. Pierre Mourlevat est chef de la mission économique à Alger (interview). Traduction concrète. Le 7 janvier, Carrefour est la première enseigne française à ouvrir un hypermarché. Nous sommes allés rencontrer son directeur Hubert Boukara. Ecoutez bien ce qui s’est passé le jour de l’ouverture. Nous sommes loin des propos d’Abdélaziz Boutéflika (interview). Autre changement. Une nouvelle génération de jeunes chefs d’entreprises algériens est en train d’émerger. Ainsi Nassim Kerdjoud. Après ses études en France, il est revenu au pays pour monter sa société informatique. Question : les tensions politiques vous empêchent-elles de faire du commerce avec les Français ? Voilà sa réponse (interview). Un manque d’audace. Ecoutez sur le sujet l’analyse de Bernard Lecat. Il dirige une société d’expertise comptable dans le Var (interview). S’il y a désormais une vraie volonté des chefs d’entreprises algériens de développer leurs relations économiques avec leurs homologues français, ils ne nous attendent pas. Sur place, la concurrence joue à fond. En cassant les prix, les Chinois raflent en ce moment les principaux marchés de travaux publics. Exemple : la rénovation de l’aéroport d’Alger alors que Bouygues était sur les rangs. Pour Laurence Parisot en tout cas ce souhait de travailler ensemble est un bon signe pour l’avenir. Même si les politiques se font la tête (interview). On termine avec un chiffre. Dans 3 ans, l’Algérie comptera 50 millions d’habitants. La moitié aura moins de 30 ans. Vous imaginez le défi de la formation que cela représente. Un dossier de Stéphane Leneuf.

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