Ambiance et photographie de la région avec Vanessa Descouraux en reportage depuis 48 heures dans la région. Il faut en finir avec l’image d’un département paralysé où l'on s’efforce de vivre normalement. Certes il y a en France une baisse générale de la consommation de la volaille mais probablement pas dans l’Ain où l'on veut se montrer solidaire parcequ’on est fier des produits et traditions de cette région. Depuis trois semaines, certaines choses ont changé. De rares routes départemantales sont coupées, seuls les accès très immédiats aux villages touchés de Joyeux et de Versailleux, à une trentaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, sont coupés. Pour le reste, on assiste à des scènes un peu exceptionnelles : des hélicoptères de la gendarmerie survolent la région pour vérifier que personne ne se promène autour des étangs et qu’aucune volaille ne se trouve à l’extérieur. Tous les éleveurs ne sont pas traités à la même enseigne, selon la zone à laquelle ils appartiennent. Il y a des zones de protections, des autorisations ou non sont délivrées par la Direction des Services Vétérinaires, aux exploitants pour vendre leurs produits. Les règles ne sont pas toujours très claires. Sur le marché de Bourg-en-Bresse, connu pour la vente des volailles vivantes (interdite depuis octobre dernier), il y a des répercussions. 40% des commerçants ne prennent plus place sur ce marché. Dans les écoles, des consignes : plus de sortie nature, manipulation des oiseaux interdite. Et dans les lycées agricoles, certains stages et projets ont été annulés. L'activité des golfs alentours, construits autour des étangs, est désormais proche de 0. Les green sont fermés depuis fin février... Un reportage de Vanessa Descouraux.

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