La schizophrénie
La schizophrénie © MaxPPP/DPA/Klaus Rose

Dans les pays anglo-saxons on les appelle les "Mads days", les jours des fous. La France a repris l’expression et vendredi 10 et samedi 11 octobre, c'est l'occasion de porter un autre regard sur les maladies psychiques.

La psychose la plus répandue c'est la schizophrénie. En France 400 000 personnes souffrent de ce trouble qui apparait la plupart du temps à l'adolescence, avec des manifestations sur le langage, le comportement, un discours confus, des idées délirantes, isolement. Bref, la schizophrénie fait peur et le schizophrène aussi.

C'est pour ça que ces journées "Mad days" sont importantes pour Véronique car le mot, seul, fait fuir. Son fils Jonathan avait 20 ans quand ses premiers symptômes sont apparus, elle ne l'a pas caché mais en a rapidement vu les conséquences.

Véronique

On a pris le parti de ne pas le cacher mais du coup vous faites le ménage dans votre entourage parce que le mot fait tellement peur

Au début de la maladie, les familles sont perdues. Leur enfant est devenu différent.

Il existe maintenant un programme psychoéducatif venu du Québec. Il s'appelle "profamille" et apprend à l'entourage à se comporter différemment avec le malade, car la schizophrénie modifie les modalités de communication.

Dominique Willard est psychologue. Elle met en place ce programme au service hospitalo-universitaire de l'hôpital Saint Anne

Dans une famille, lorsqu’un enfant est atteint, on apprend à voir les petites choses positives

On ne soigne pas ces malades qu'avec des neuroleptiques

Les médicaments font partie du traitement, mais l'approche cognitive est aussi très importante et la France -ça vaut le coup de le signaler- est en pointe dans ce domaine. La structure de « remédiation cognitive » vient de recevoir un Award, une récompense à New York pour ce travail auprès des malades.

Le docteur Isabelle Amado, qui codirige cette structure, donne un exemple des exercices pratiqués.

La personne a une carte sous les yeux, je donne un trajet à suivre avec un certain nombre de consignes

Comment dépister la schizophrénie le plus tôt possible

Pour éviter de s'enfoncer trop dans la maladie, il faut repérer son début. C'est possible par l'observation du comportement mais aussi par de nouveaux outils d'imagerie.

Le Professeur Marie-Odile Krebs est chef de service à Saint Anne

On peut repérer un certain nombre de symptômes dont on sait qu’ils peuvent être annonciateurs d’un trouble psychotique

C'est grâce à tout cet environnement qu'on pourra changer le regard sur la maladie.

C’est en tout cas ce qu'espère Véronique et voilà ce qu'elle demande aujourd'hui :

N'ayez pas peur des schizophrènes, dites-vous qu’ils ont plus peur de vous que vous avez peur d’eux et la peur c’est le début de quelques chose qui va mal se passer.

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