Pour les archéologues, paléontologues et autres préhistoriens, l’été est propice aux chantiers de fouille. La météo est clémente -en général-, les étudiants disponibles pour donner un coup de main et souvent pendant plusieurs semaines d'affilées, les voici burin, truelle, tournevis, pinceau et brosse en main à gratter le sol pour y trouver les traces du passé qu'ils cherchent à reconstituer.

En Dordogne cet été, une équipe internationale a repris la fouille d'un site nommé "La Ferrassie", majeur pour l'histoire de l'homme de Néanderthal. Vous vous y êtes rendue Sophie Bécherel

Equipe internationale oblige, c'est en anglais que les fouilleurs discutent sur le chantier. Ils sont Américains, roumains, espagnols ou français mais c'est la richesse du sol de la Dordogne qui les attire. " La ferrassie est en effet un site particulièrement interessant ", souligne Alain Turq , préhistorien, co responsable de la fouille.

Pour ces scientifiques, il se pourrait que le néanderthal ait campé ici il y a plus longtemps que ce qu'on pensait jusque là. 70 000 peut-être 80 000 ans et non 50 000 comme on l'a attesté.

Hormis la datation, la fouille vise à mieux connaitre le quotidien de néenderthal. Pour cela , il faut faire parler les déchets, ce qui a longtemps été négligé par les scientifiques.

Pour Virginie Sinet Mathiot, étudiante à Bordeaux et bénévole pour un mois, l'intéret de cette fouille vient aussi de la méthode employée. Tout est informatisé. positio gps, code barre, photographie et autre données numérisés sur place pour permettre une première interprétation le soir sur la base arrière. Une méthode américaine qui donne gain de temps et d'efficacité.

Tout le matériel collecté va maintenant être analysé avec des outils de haute technologie. En attendant la prochaine campagne, à l'été 2012.

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