Après, Lille, Strasbourg et Bordeaux, France Inter continue son tour de France à moins de deux semaines de l'élection présidentielle. Aujourd'hui, direction Lyon avec plusieurs rendez-vous, le journal de 13 heures, « Le Téléphone sonne », ce soir à 19h10 et la carte postale politique de la ville. LYON, 466 000 habitants. C'est la troisième ville de France, mais la deuxième si on englobe l'agglomération. Plus d'1 million 260 000 habitants. Une ville entre Sâone et Rhône connue pour son Bouchon, ses Canuts, et ses footballeurs. Comme ça c'est dit. En 2002, les Lyonnais ont choisi Chirac au premier tour à 20,18%. Puis Jospin à 15,35 talonné par Jean-Marie Le Pen à 15,07%. François Bayrou a fini avec 9,46% - son score national était de 6,8%. Lyon est présentée volontiers comme CENTRISTE, même si la mairie ne l'est plus depuis Raymond Barre. Elle est socialiste mais gouverne assumée au centre. Le département est UDF. Et c'est vrai que Lyon est une ville disons d'équilibre. Un sondage local très parlant tiré de « LYONMAG » de ce mois d'avril. Si le premier tour avait lieu demain, à Lyon on voterait Sarkozy à 28%, Bayrou à 26% et Ségoléne Royal à 25%. Est-on pour autant dans un « laboratoire » de gestion centriste que l'on voudrait ici transposer au niveau national ? Les Lyonnais au moins apprécient le pragmatisme du droite ET gauche de leur ville. Les élus locaux surfent sur cette vague en vue de leurs municipales. Les adhésions à l'UDF c'est LYON MAG la source, ont doublé et disons qu'on se prend à rêver sinon à Bayrou, en tout cas à autre chose qu'aux clivages habituels. Premier arrêt : au café 203 café politique, tout près de l'opéra, avec 3 jeunes gens appartenant à un groupe de réflexion citoyen comme il y en a beaucoup ici. Il s'appelle OXYGENE. Stéphane, Antonin et Christophe qui est le propriétaire. Ils votent tous les 3 différement mais ils cherchent avant tout une autre voie (interview). Alors, transposable, le modèle Lyonnais ? En tout cas cette ville elle attire. Aujourd'hui un Lyonnais sur 2 n'est pas Lyonnais d'origine. On vient chercher du travail sans les inconvénients de Paris. 21 000 emplois notamment autour du numérique. 21 000 encore autour de la bio industrie, la pharmacie. C'est en allant vers la Croix Rousse que voici Maurice, Lyonnais depuis 6 ans, indécis, dit-il, mais pas tout à fait quand même (interview). On va sortir de la ville et son petit côté bobo pour prendre un bout d'autoroute et sortir devant l'usine ARKEMA. Ici on est dans le couloir Lyonnais de la Chimie, qui a perdu ces 10 dernières années quelque chose comme 6000 emplois. A Arkéma, on fabrique de l'acide Fluoridryque et ses produits dérivés. Mais ARKEMA doit se recentrer sur des produits plus prometteurs et au passage 226 postes sont menacés sur 574. La semaine dernière, piquet de grève. Ce n'est plus le cas, mais Dieu sait combien ces salariés ont été « dragués » par les représentants des candidats, et voila ce qu'ils en pensent (interview). Dernier arrêt, on quitte Lyon pour aller vers les banlieues. Des noms comme Vénissieux ou Vaux en Velin rappellent des souvenirs difficiles. Des émeutes, surtout à la fin des années 90. Ces lieux ont beaucoup changé, mais les problémes demeurent. Et pour le comprendre, on va prendre tout simplement le bus n°36. Il commence dans le quartier de la duchére. Dans le 9eme arrondissement lyonnais, et va jusqu'aux Minguettes, à Vénissieux. A la Duchére, on a récemment fait tomber des tours, pour reloger les gens dans « du mieux » ; à Vénissieux donc aux Minguettes où la mairie communiste fait face à un vote front national au dessus de 22%. Côté sécurité on vit mieux c'est incontestable, mais 2 leitmotiv : l'emploi, le logement, ce qui donne parfois un vote quasi illisible (son). Et tout à l'heure à 13h, on reviendra dans les banlieux lyonnaises avec une plongée dans le nouveau Vaux en Velin. Un dossier de Fabienne Sintès. Prochain rendez-vous à Lyon dans le journal de 13 heures et à 19h10 avec Alain Le Gouguec, pour un « Téléphone sonne » en direct et en public de la FNAC de Lyon Part Dieu sur le thème « Electeurs indécis : qu'attendez-vous pour vous décider ? »

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