Chaque année en Chine, 500 000 personnes meurent de la grippe dite saisonnière et quelques dizaines de la grippe aviaire. Lors de la visite officielle du président français, Sanofi-Aventis a signé un accord pour construire une usine de vaccins anti-grippe. La production démarrera en 2012. Le laboratoire français, quatrième groupe pharmaceutique mondial, existe en Chine depuis 25 ans et possède 3 usines de production de médicaments. La Chine, avec son milliard trois cent millions d'habitants, c'est un paradis, un rêve pour un fabricant de médicaments ou de vaccins. D'autant plus que les Chinois ont décidé de développer la santé publique, les traitements des maladies et la prévention, en particulier les vaccins pour protéger les plus fragiles. En premier lieu, les enfants. 18 millions de bébés naissent chaque année en Chine et les personnes âgées de plus de 65 ans sont près de 100 millions. D'où la construction de l'usine de vaccins anti-grippe au moment où les scientiques craignent que le virus de la grippe aviaire mute, attaque l'homme et provoque une épidémie mondiale. Jacques Chollat préside la branche vaccin de Sanofi Aventis, Sanofi-Pasteur. Sanofi-Pasteur est le n°1 mondial des vaccins contre la grippe (interview). A une seule condition toutefois, que le virus se tienne tranquille et ne mute pas avant 4 ans, date du début de la production de vaccins. Pour la trentaine de laboratoires internationaux présents en Chine, c'est "la fortune assurée". Toujours est-il que c'est ce qu'ils souhaitent même si, sur les 28 milliards d'euros de chiffres d'affaires de Sanofi-Aventis, 200 millions seulement sont réalisés en Chine. L'avenir se présente bien à un moment où les ventes de médicaments diminuent en Europe et aux Etats-Unis. A cette charnière de leur développement, les Chinois souffrent en effet, dans les campagnes, de maladies de pays pauvres et dans les villes, de maladies de pays riches comme l'hypertension ou le diabète. D'où l'importance de l'implantation, comme le dit Marc Cluzel, qui dirige la recherche et le développement (interview). Toutefois, ces médicaments et ces vaccins venus de l'Occident sont chers. Qui en Chine pourra se les offrir ? Réponse d'Olivier Charmeil, responsable pour la région Asie Pacifique de Sanofi-Aventis (interview). Un dossier d'Hélène Cardin.

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