Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, rend ce matin son deuxième rapport depuis la création de sa fonction en 2008. Cette fois, sont abordés la videosurveillance, la sécurité et les activités dans ces lieux d'enfermement. Jean-Marie Delarue poursuit ce qu'il appelle le portrait de la France Captive. Il y a actuellement plus de 5 mille lieux de privations de liberté. Depuis 18 mois, 230 établissements ont été visités. Le controleur a reçu près de 2 000 lettres. Evidemment, les plus nombreux à écrire sont les prisonniers ou leur famille. Il y a aujourd'hui un peu plus de 61 mille détenus. Conditions de vie, manque de moyens sont des thèmes récurrents et ce, malgré la construction de nouvelles prisons. 3 d'entre elles viennent d'ouvrir. Ultra modernes avec matériel de videosurveillance sophistiqué. Les gardiens ne se déplacent pratiquement plus. Lyon Corbas par exemple, 900 personnes pour 690 places. Alain a passé 25 mois en détention provisoire, d'abord dans la vieille prison de Perrache, puis six mois à Corbas. Depuis sa sortie, il vit dans la banlieue lyonnaise. Il témoigne pour ceux qui sont encore là-bas (interview). Même constat du côté des personnels pénitentiaire et des 2800 agents d'insertion et de probation. Un fonctionnaire a en charge une centaine de personnes. Yann Bouchet de la CGT pénitentiaire confirme (interview). Plus de confort mais en contrepartie une déshumanisation. Attention lance la psychiatre Christiane de Beaurepaire, qui a été medecin chef à Fresnes pendant 15 ans (interview). Quelles solutions ? Le contrôleur Jean-Marie Delarue en préconise au moins deux (interview). Pour rester debout, peu de choses peuvent suffire. Alain qu'on a entendu en est persuadé. Ce n'est pas qu'une question d'argent (interview). _____Un reportage de Nathalie Hernandez.

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