Cale sèche dans le port de St-Nazaire
Cale sèche dans le port de St-Nazaire © Olivier - Benis - Radio France

A Saint-Nazaire, le marché du travail dépend beaucoup des carnets de commandes des chantiers navals STX, le plus important employeur du bassin de Saint-Nazaire avec Airbus.

2 200 salariés, moitié moins qu’en 2001. Après les années fastes du Queen Mary début 2000, la crise est passée par là, la concurrence étrangère aussi et l’activité est en dent de scie.

Rendez-vous symptomatique à Saint-Nazaire, sur l'avenue Penhoët. elle est située juste devant la porte 4, l'entrée principale des chantiers navals. On y trouve quelques cafés et surtout une concentration d’agences de travail temporaires. On pourrait l'appeler la "rue de l'intérim".

Charles, manutentionnaire de 34 ans, fait le tour des agences

Au début des années 2000, on comptait une soixantaine d'agences d'intérim à Saint-Nazaire, en grande partie dirigées vers les chantiers navals. Mais les deux dernières années ont été particulièrement difficiles alors les choses ont changé, constate Pascale Leduc, responsable d’une agence de travail temporaire, avenue Penhoët.

Il a fallu s'adapter. Aujourd'hui, on ne peut plus dépendre uniquement des chantiers navals, on a diversifié notre activité.

Par exemple en envoyant ses soudeurs un peu partout en France.

Bollem a 29 ans. Il ne travaille plus sur les chantiers de Saint-Nazaire mais enchaîne les contrats, plus loin.

La question des travailleurs détachés, c'est un point sensible. Des Polonais ou des Lituaniens, on en croise au supermarché ou près des résidences hôtelières. Le recours à cette main d’œuvre étrangère est tout à fait légal depuis 1996, si le patron paye les charges sociales du pays d’origine et verse un salaire français. Mais la CGT dénonce des abus.

Gérard Rastel de l’Union syndicale de l’intérim CGT

Certains patrons, ils sont rares, accepte d'en parler. Jean-Michel Pacaud dirige Mecasoud, un sous-traitant des chantiers qui travaille actuellement sur la coque du futur paquebot géant l'Oasis, le plus grand jamais construit ici. Il a été condamné par les Prudhommes pour recours abusif à l'intérim.

Pour Jean-Michel Pacaud, la législation n'est pas adaptée aux besoins de sa PME.

Le démarrage du paquebot l’Oasis devrait relancer l’activité rue de l’intérim avenue Penhoet. Et sans doute aussi celle des travailleurs étrangers.

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