Leur vie a été bouleversée cette année. Chaque vendredi de l'été, ils nous racontent leur histoire. Aujourd'hui, Augustin Bourgues, prêtre du diocèse de Paris.

Cérémonie solennelle d'ordination de nouveaux prêtres à Paris
Cérémonie solennelle d'ordination de nouveaux prêtres à Paris © AFP / PIERRE-FRANCK COLOMBIER

Il est 9h du matin en cette fin du mois de juin, le père Bourgues sert le café dans des petits gobelets. Il se remémore son année passée. La vie quotidienne, bien sûr, les messes, les moments de solidarité. Et en musique de fond, à la radio ou la télé, les scandales pédophiles de l'Église.

Avec les prêtres de la paroisse on lit le journal, on écoute la radio, on apprend [ces affaires] dans la presse, comme tout le monde. Il y a des erreurs de jugement graves qui ont été commises, ce n'est pas normal, c'est scandaleux... Et puis ensuite il y a la question du regard que les gens peuvent avoir sur moi, comme prêtre.

Au séminaire, le sujet de la pédophilie dans l'Église est abordé, raconte le père Bourgues, dont la vie religieuse a débuté il y a quatre ans. La prudence, les comportements à adopter avec les jeunes pour éviter toute ambiguïté, comme par exemple toujours songer à ne pas se retrouver seul avec un enfant, à être dans un lieu ouvert, en public.

Mais aussi prévenir tout abus en étant attentif aux autres, prêtres comme collaborateurs laïcs. Et surtout, savoir quoi faire en cas de doute.

En novembre dernier, à Lourdes, Monseigneur Crepy a demandé pardon dans son homélie aux victimes d'abus sexuels commis par des membres de l'Église.

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