Après trois ans de travaux, le tramway des Maréchaux sera inauguré samedi à Paris. Environnement, coût du carburant… les transports collectifs sont de plus en plus plébiscités par les Français. Malgré le développement de l’offre, ils ont du mal à répondre aux besoins de mobilité des ménages. Caroline Caldier est allée en Rhône Alpes. Avec la rurbanisation des campagnes, il faut désormais transporter les voyageurs de plus en plus loin. Rendez-vous était pris avec Natacha, gare de la Part Dieu à Lyon. Depuis quatre ans, cette « rurbaine » travaille dans le marketing pharmaceutique, à 5 minutes de la gare. Mais elle vit à Tencin. Un petit village dans la vallée de l'Isère. Natacha fait ce trajet trois fois par semaine : 1h20 de train jusqu'à Grenoble puis 30 minutes de voiture (interview). Ce mode de déplacement est le meilleur compromis pour conserver des postes intéressants dans des villes différentes. Son compagnon travaille à Grenoble. Pour Natacha, le plus pénible reste la partie qu’elle doit réaliser en voiture. Mais de son village à la gare de Grenoble, le train ou le bus rallongeraient trop son temps de trajet (interview). Décentralisation oblige, l'Etat ne finance plus les transports urbains. Régions, départements et collectivités semblent les mieux placés pour analyser les attentes des usagers et piloter les projets de transports. François Brottes est député maire de Crolles, une commune située elle aussi dans la vallée de l'Isère. Cet élu constate depuis quelques années que les parkings des gares sont bondés. Face à cette demande croissante de transports collectifs, il milite pour des politiques volontaristes (interview). L'Isère est un département où le budget des transports collectifs est supérieur à celui des routes. Jacques Chiron est l'adjoint du maire de Grenoble, en charge des transports. Il nous a fait visiter la dernière ligne de tram, une révolution selon lui (interview). Un débat qui n'avance qu'avec des alternatives concrètes à la voiture. D'autant que les coûts de ce types de projets sont élevés : 420 millions d'euros pour cette ligne de tramway. Jacques Chiron rêve donc du jour où les collectivités locales pourront récupérer des recettes supplémentaires : amendes de stationnement, taxe sur les produits pétroliers ou péages urbains, les pistes de réflexion sont ouvertes. Un dossier de Caroline Caldier.

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