Après l'allocution d'Emmanuel Macron, reportage à Saint-Étienne chez les "gilets jaunes" de la ville, mais aussi chez les commerçants, victimes collatérales de la crise qui secoue le pays depuis trois semaines.

A quatre kilomètres du centre ville, sur le rond point d'une zone commerciale de Saint-Étienne,les gilets jaunes ont suivi l'allocution présidentielle rassemblés autour du feu
A quatre kilomètres du centre ville, sur le rond point d'une zone commerciale de Saint-Étienne,les gilets jaunes ont suivi l'allocution présidentielle rassemblés autour du feu © Radio France / Sébastien Sabiron

Samedi dernier, les violences en marge de la manifestation des gilets jaunes ont fait de nombreux dégâts dans le centre-ville de la préfecture de la Loire, provoquant la colère du maire de Saint-Étienne, qui dénonce des forces de l'ordre en nombre insuffisant. Lundi soir, commerçants comme "gilets jaunes" attendaient de pied ferme le discours du chef de l'État. 

Une trentaine de commerçants stéphanois, réunis dans un bar du centre ville, sont encore choqués par les violences de samedi dernier et espèrent avant tout le retour au calme. 

Dans le centre-ville de Saint-Etienne, des vitrines brisées lors de la manifestation des "gilets jaunes" organisée le 8 décembre
Dans le centre-ville de Saint-Etienne, des vitrines brisées lors de la manifestation des "gilets jaunes" organisée le 8 décembre © Radio France / Sébastien Sabiron

Quelques soupirs fusent lorsque le chef de l'Etat déroule ses mesures : Valérie, coiffeuse, applaudit par exemple le retour des heures supplémentaires défiscalisées, mais aurait aimé que le président s'adresse aussi aux PME impactées par ces trois semaines de grogne. Autre annonce qui fait tiquer les commerçants : l'appel à verser une prime de fin d'année.

A quatre kilomètres du centre ville, sur le rond point du Ponthieu, qui borde une zone commerciale, les gilets jaunes ont aussi suivi l'allocution présidentielle, rassemblés autour du feu. Ils n'ont pas été convaincus par l'annonce de la hausse du SMIC ni par le style présidentiel : pour tous ici, malgré les annonces, le combat continue vers un acte V.

Enfin Gael Perdriau, le maire LR de Saint Etienne, juge, lui aussi, indécentes les annonces d'Emmanuel Macron : il estime que le divorce, entre le président et les Français, est définitivement consommé.

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