Pékin et le Nord de la Chine ont été noyés dans un brouillard de pollution, avec plusieurs centaines de vols annulés et des autoroutes fermées. Bilan d'une semaine d'angoisse.

Des chinois font de l'exercice dans un parc de Pékin, un jour de pollution ( 5 janvier 2017)
Des chinois font de l'exercice dans un parc de Pékin, un jour de pollution ( 5 janvier 2017) © Reuters / China Stringer Network

Premier constat : le gouvernement a déclaré la guerre contre la pollution, mais les Chinois ne voient pas d’amélioration. La pollution de l’air est surtout due au charbon utilisé pour les besoins des industries et du chauffage.

La région du Hebei qui jouxte Pékin est très industrialisée, et le gouvernement du Hebei a accusé une grande entreprise sidérurgique . Mais Tian Jing, experte dans une ONG environnementale chinoise, dénonce aussi les autorités locales.

Quel bilan pour la santé ?

Une étude non officielle évoque une hausse de 30 % du nombre des cancers du poumon. Comment échapper à la pollution ? avec la livraison à domicile, confirme un restaurateur français Christophe Rovan : "On a moins de clients qui viennent dans le restaurant lors des pics de pollution, et en retour on a une augmentation du nombre de plats livrés".

Certains Chinois évoquent des mesures plus radicales: partir. A Shanghaï, dans le sud du pays, voire carrément quitter la Chine comme l'évoque ceux qui ont des enfants.

Sur le net chinois, une vidéo de sensibilisation à la pollution a un gros succès : on y voit des Chinois survivants qui ont muté génétiquement...avec de longues moustaches qui sortent de leur nez pour respirer.

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