Le 23 mai dernier, un incendie a ravagé un entrepôt désaffecté de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Un enfant est mort. Le lieu était occupé depuis plusieurs mois par des familles de Roms, originaires de Bulgarie ou de Roumanie, membres de l'Union Européenne depuis 2007, mais refoulées de ville en ville. Les roms qui seraient entre 10 et 15 mille en France, sont essentiellement en Ile-de-France, surtout en Seine-Saint-Denis, à cause de ses nombreuses friches industrielles et peut-être aussi d'une préfecture, de fait, moins intransigeante que ses voisines comme les Hauts-de-Seine. Sur les quelques 300 personnes qui vivaient dans cet entrepôt, 2/3 ont accepté un retour dans leur pays d'origine. Quant aux 114 autres, ils ont d'abord été expulsés d'un gymnase à Bobigny puis d'un terrain à Gennevilliers, avant d'être aujourd'hui, mais jusqu'à quand ? sur un terrain vague de Saint-Denis, en contrebas de l'autoroute A86. (Reportage) Quelles solutions sont mises en œuvre par les autorités locales ? Il y a par exemple les villages d'insertion avec logements préfabriqués. Aubervilliers est l'une des pionnières dans ce dispositif d'accompagnement sur 3 ans. 20 familles sélectionnées soit environ 80 personnes. C’est la moitié de la population rom estimée sur la commune dirigée par le maire PS Jacques Salvator (interview). « Arrêtons de les traiter spécifiquement », déplorent certaines associations comme « La voix des Roms », présidée par Saimir Milé. La première étape passe par l'ouverture de notre marché du travail aux Roumains et Bulgares, aujourd'hui restreint à 150 métiers (interview). Associations et communes du département ont d'ailleurs demandé à la préfecture de région une table ronde pour élaborer une politique cohérente et régionale, notamment sur la question du logement. Un reportage de Nour-Eddine Zidane.

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