Benoît XVI arrive ce matin en Israël et dans les territoires Palestiniens. Le Pape ira à Jérusalem, Nazareth et Bethléem mais pas à Gaza, où le prêtre catholique de Gaza, le Père Manuel Mussalam, est un personnage haut en couleur, qui n’a pas la langue dans sa poche. C’est un curé de campagne, avec sa soutane noire, son embonpoint et un béret basque noir toujours sur la tête. Il porte ce béret en hommage à ses professeurs de français. Il a appris le français chez les frères - ses enseignants étaient du pays basque. Dans son bureau de l’école de la sainte famille à Gaza, il y a au mur le Christ sur la croix, une photo de Yasser ARAFAT et une de Jean-Paul II. Le Père Manuel souffre de ne pas accueillir le Pape à Gaza (interview). Le Père Manuel aurait aussi préféré que le Pape repousse son voyage. Il a écrit au Pape pour lui expliquer que la guerre de Gaza était trop proche et la douleur encore trop forte pour les Chrétiens et les Palestiniens. Et puis il y a Bethléem. Benoît XVI se rendra mercredi de Jérusalem à Bethléem par la route. Les Palestiniens y tenaient pour que le Pape voit le Mur - ou barrière de sécurité. Mais pour le curé de Gaza, c’est encore une souffrance (interview). Dans la vieille ville de Jérusalem, les orgues des Franciscains se font entendre dans l’église du Saint Sépulcre. Ils célèbrent une messe. C’est là que le Père Manuel veut rencontrer le Pape, nulle part ailleurs. Il ne sait pas s’il pourra aller à Jérusalem alors que, dit-il, et c’est une autre souffrance, le Pape rencontrera les dirigeants Israéliens et notamment le premier ministre Benyamin NETANYAHU (interview). S’il peut voir le Pape et lui parler, le Père Manuel lui demandera de prier pour Gaza et pour la fin du blocus (interview). A Gaza, il y a 3000 Chrétiens, dont 280 catholiques. Un reportage de Frédéric Barreyre, correspondant permanent à Jérusalem.

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