Elections municipales. Toute cette semaine à 7h15, les points chauds du second tour. Aujourd'hui, la ville de Pau, où le président du Modem, François Bayrou, joue gros dimanche prochain, dans une triangulaire très serrée avec la candidate socialiste, Martine Lignière-Cassou et l'actuel maire, Yves Urietta, soutenu par l'UMP. François Bayrou a longtemps attendu hier pour parler et définir sa ligne de conduite du second tour. Bayrou, très sollicité par l'UMP, reste droit dans ses bottes. A Pau comme ailleurs, on ne jette pas aux orties ses convictions (interview François Bayrou). Bayrou pense donc avoir écarté l'actuel maire, Yves Urietta qui, méfiant, a déposé sa liste très tôt hier matin. Urietta ne veut pas entendre parler de retrait. Bayrou ce n'est pas son affaire (interview Yves Urietta). Toute la journée, le maire a épluché les listes de bureauux de votes et acquis une certitude : Ce sont les abstentionistes, nombreux, 17 000, qui feront la décision. Les palois n'étaient pas habitués à voir une élection municipale aussi serrée. Le maire historique, André Labarrère, décédé en 2006, était élu au premier tour et aujourd'hui on s'interroge. Même si la pluie et le temps frais sur Pau n'incitent pas à traîner, dans la rue, dans les restaurants, on se prend au jeu (interview habitants). La gauche, qui arrive en tête, espère transformer l'essai dimanche prochain. Eric Shatz, quatrième du premier tour, chef de file de « Pau, vraiment à gauche », une liste qui regroupe des sensibilités d'extrême gauche, analyse le scrutin avec une inconnue : les voix du maire, Yves Urietta (interview Eric Shatz). Eric Shatz espérait pouvoir intégrer la liste de la candidate de gauche, Martine Lignière-Cassou. Ce ne sera pas le cas. La député socialiste qui, aujourd'hui, vise la mairie, souhaite avoir une équipe soudée, regroupée autour de valeurs communes. Martine Lignière-Cassou ou l'espoir d'une femme maire (interview Martine Lignière-Cassou). Toute la semaine, les candidats vont arpenter les marchés, les cages d'escaliers, multiplier les réunions. « C'est mainteant ou jamais », lance un militant, « que l'on fera la décision ». Un reportage de Pierre-Louis Castelli en direct de Pau.

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