Un parc éolien participatif sur le territoire du Mené
Un parc éolien participatif sur le territoire du Mené © Thibault Lefèvre / Thibault Lefèvre

Au pays de l’élevage intensif de cochons hors-sol et de l’épandage incontrôlé, sept communes du centre de la Bretagne visent l’autonomie énergétique d’ici dix ans. Le reportage de Thibault Lefèvre au cœur du territoire du Mené.

Les 6 500 habitants du Mené sont répartis entre sept comunes (Collinée, Langourla, Le Gouray, Saint-Gilles du Méné, Plessala, Saint-Gouéno, Saint-Jacut du Mené) à une quarantaine de kilomètres au sud de Saint-Brieuc.

### Une tradition d'entraide et de réflexion collective Dans les années 60, les premières réunions pour redynamiser un territoire peu doté en ressources naturelles sont organisées à l’initiative d’un homme : un prêtre sociologue, Paul Houée. Il mène l’opération “Le Méné, un pays qui ne veut pas mourir” avec un objectif : “amener une population à se prendre en main” et des slogans comme “Ni à gauche, ni à droite mais tout droit” ou “cultiver nos racines pour déployer nos branches.”C’est cet esprit coopératif, collectif, ces assemblées citoyennes composées de 500 à 600 personnes qui a abouti à une reprise en main industrielle d’abord à la fin des années 70, puis au tournant écologique décidé au milieu des années 90 et enclenché à partir des années 2000. ### L'autonomie énergétique d'ici 2025
Le Mené veut devenir un territoire à énergie positive d’ici 2025, pour tous les usages : chaleur, électricité, mobilité et industrie autrement dit viser l’autosuffisance énergétique d’ici dix ans. Aujourd’hui le territoire produit 30% de l’énergie qu’il consomme. Il appartient au réseau des Tepos, 50 régions françaises qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment. La loi de juillet 2015 sur la transition énergétique a mis en place un fonds spécial d’1,5 milliards d’euros pour renforcer les initiatives locales exemplaires en matière de transition énergétique. Le territoire du Mené a été retenu parmi 212 collectivités sélectionnées comme “ territoires à énergie positive pour la croissance verte" (TEPCV). Il a obtenu à ce titre une enveloppe de 500 000 euros. Depuis 10 ans, argent public et privé confondu, 30 millions d’euros ont été investis dans les énergies renouvelables au Mené. La subvention TEPCV du ministère de l'Écologie représente un peu moins de 2% de cette somme.
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