Le 11 septembre, c’est forcément celui de 2001. Une date si importante que l’on se souvient tous où nous étions quand les 4 attaques ont eu lieu sur le sol américain. 5 ans après, on mesure quotidiennement à quel point ce jour a changé la face du monde. Mais il a aussi changé la société américaine. Il est fini le consensus post 11 septembre. L’émotion collective, patriotique est passée. Ce jour là, l’Amérique a alors découvert qu’elle pouvait être vulnérable. Impensable. Et elle avait promis de se relever UNIE - « UNITED WE STAND » - c’était le message qu’on voyait accroché partout, à NYC ou ailleurs. C’est simple à expliquer. L’après 11 septembre se résume à pro ou anti Bush, pro ou anti Guerre. Une Française qui vit ici depuis 11 ans raconte qu’on évite d’en parler au travail, avec les amis, car la politique de George Bush devient un sujet passionnel. Nancy Schwartzmann est une jeune new yorkaise. Certes, la ville n’a jamais été une terre républicaine, mais là le fossé avec George Bush est immense (interview). Même si NYC n’est pas les Etats-Unis, cette opposition à la guerre gagne du terrain (toutes les semaines des sondages le prouvent). Mais qu’en pensent les familles de victimes, mortes dans ces attaques ? Là encore, c’est 2 versions qui s’opposent. D’un coté, les familles qui parlent d’utilisation du 11 septembre. Elles dénoncent cette guerre contre le terrorisme. De l’autre, des proches qui parlent de réponse au 11 septembre. La réponse est à la hauteur de la douleur. Lee Ielpi a perdu son fils pompier de 28 ans dans les attaques. Il soutient son président (interview). L’autre sujet qui morcelle cette société, c’est les libertés civiles. L’administration Bush s’est dotée de lois, dépassant les lois déjà existantes. Toujours au nom de la sécurité nationale. Dans la foulée du 11 septembre, des dizaines de mouvements citoyens ont vu le jour pour dénoncer les pouvoirs que s’était octroyés le gouvernement BUSH. Peter Cobb est l’un des militants de NOT IN OUR NAME, l’une de ces associations, et lui, n’a jamais vu son pays autant tiraillé (interview). Et puis en marge de tous ces courants, il y a un phénomène qui prend de l’ampleur là bas. C’est la théorie du complot, selon laquelle le gouvernement aurait orchestré les attaques, pour tirer profit des guerres qu’ils voulait déclencher. C’est surprenant, mais c’est bien la preuve que la défiance envers le président est irréversible ? Des jeunes new yorkais ont décidé d’enquêter sur le 11/09. Les mensonges de Bush étaient de plus en plus gros sur l’Irak, alors ils ont enquêté. Ils en ont fait un film, énorme succès sur internet, une succession de détails qui sèment le trouble. Des images qui montrent une boule de feu avant même l’impact des avions dans les tours - un missile, disent-ils. Pourquoi a–t-on retiré les chiens renifleurs du WTC une semaine avant ? Parce que des explosifs ont été placés. C’est pour ça que les tours se sont éffondrées. Jason Bermas, est l’un des producteurs de ce film LOOSE CHANGE (interview). C’est donc dans ce contexte politique tendu, que les élections de mi-mandat vont se dérouler, début novembre et le thème déjà annoncé de George Bush, et des républicains est la lutte contre le terrorisme. Un dossier de Vanessa Descouraux en direct de New York. Et sur franceinter.com, un dossier sur « le 11 septembre 5 ans après ».

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