A partir de demain, vous suivrez la visite du pape à Paris puis à Lourdes, une visite de 4 jours. Benoît XVI est partisan d'une liturgie assez traditionnelle. Il souhaite favoriser le retour de la messe en latin. Alors en France, les catholiques dits « traditionnalistes », ont-ils trouvé une nouvelle vigueur, grâce à lui ? On est loin d'un raz de marée mais c'est vrai qu'il y a aujourd'hui en France davantage de lieux de culte où l'on pratique cette messe en latin. Et ça, c'est donc le résultat d'une décision de Benoît XVI. Il a publié un décret très polémique l'an dernier. Un motu Proprio, comme on dit. Le pape demandait à libéraliser la messe en latin, la messe de la forme dite extraordinaire. C'est une liturgie qui remonte au 16ème siècle. On reçoit l'ostie à genou, le prêtre est dos aux fidèles. Mais étrangement, aujourd'hui, ce sont surtout de jeunes catholiques qui la demandent. Ils le vivent comme un retour aux sources. Reportage dans un diocèse très pratiquant, le diocèse de Versailles, précisément dans la paroisse de Saint Germain du Chesnay. Hier matin, ils étaient une trentaine de fidèles, à assister à 7h du matin à la messe selon la forme dite extraordinaire (reportage). Cela va faire un an que le pape a publié son décret sur la libéralisation de la messe en latin. Avant ce décret, il y avait environ 130 lieux de culte qui pratiquaient déjà la messe en latin. Et depuis un an, 50 lieux supplémentaires proposent désormais le rite tridentin. Un succès tout relatif. Puisqu'en masse, il faut savoir que ces traditionnalistes restent largement minoritaires en France. On parle de 100.000 fidèles environ, 2 % en gros des catholiques pratiquants réguliers. Le second objectif de la démarche de Benoit XVI, c'était de s'adresser aussi à une autre frange des catholiques, les plus radicaux, les intégristes. Le grand espoir de Benoit XVI en libéralisant la messe en latin, c'était de tenter un rapprochement avec ceux qu'on appelle les Lefébristes, ces catholiques dissidents, excommuniés depuis 20 ans maintenant. Et pour l'instant, les Lefebvristes n'ont pas donné suite. En revanche, des fidèles jusqu'ici intégristes commencent semble-t-il à s'interroger. D'anciens paroissiens ou d'anciens prêtres de Saint-Nicolas du Chardonay ont rejoint par exemple des Eglises où la messe en latin est désormais célébrée. Un dossier de Sébastien Laugénie.

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