Face à la résurgence de l'homophobie en France, les plaintes pour actes homophobes ont augmenté de 15% entre janvier et novembre 2018, d'après le ministère de l'Intérieur. Certains ont le courage de participer, dans les collèges et lycées, à une campagne de sensibilisation, pour lutter contre les préjugés.

Brahim Naït-Balk (assis, au centre) à la mission locale d'Yssingeaux (Haute-Loire)
Brahim Naït-Balk (assis, au centre) à la mission locale d'Yssingeaux (Haute-Loire) © Radio France / Géraldine Hallot

[REDIFFUSION D'UN SUJET DU 13 février 2019] 

Face à la recrudescence des actes homophobes, le gouvernement vient de lancer une campagne de sensibilisation dans les collèges et les lycées. Mais il y a aussi des initiatives locales, comme à Yssingeaux en Haute-Loire, où un éducateur homosexuel originaire de la banlieue parisienne vient témoigner régulièrement auprès des jeunes de la mission locale.

Il s'appelle Brahim Naït-Balk. Il a 55 ans. Il a fait son coming-out il y a dix ans, dans un livre intitulé "Un homo dans la cité". À l'époque, Brahim Naït-Balk était éducateur sportif à Aulnay-sous-Bois, son coming-out avait fait grand bruit.

Dix ans plus tard, il dirige une association d'aide aux handicapés et, inlassablement, il fait de la prévention aux quatre coins de la France pour lutter contre les préjugés homophobes.

Un jeune lui dit que l'homosexualité c'est "dégueulasse" ? Il lui répond avec une patience infinie en disant que l'homosexualité c'est "avant tout une question d'amour et de sentiments".

Nous avons suivi Brahim Naït-Balk à la mission locale d'Yssingeaux, où il a rencontré des jeunes de 18 à 25 ans.

Un reportage à retrouver en longueur dans l'émission Interception.

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