Palmyre, surnommée la "perle du désert" a été reprise fin mars par l’armée syrienne, avec l'aide de l’aviation russe. Valérie Crova, envoyée spéciale de Radio France en Syrie, a pu visiter la ville encore meurtrie par l'occupation de l'organisation EI.

À coté de la cité antique, réputée dans le monde entier, il y a aussiune ville moderne qui accueillait 70 000 habitants avant que les combattants de l’organisation État islamique ne rentrent dans la ville en mai 2015. L’explosion des mines rythme le quotidien de Palmyre depuis que la ville est à nouveau sous le contrôle de l’armée syrienne : il y aurait plus de 4 000 engins explosifs disséminés un peu partout , dans la ville et les ruines. Ce sont les militaires russes qui sont chargés du déminage.

Quelques habitants reviennent par petits groupes pour voir l’étendue des dégâts après l’opération militaire qui a conduit à la libération de la ville moderne, détruite à 50 %. Une jeune femme arrive de Homs où elle vit depuis 10 mois. Cette habitante de Palmyre a fui une semaine après que les combattants de Daech soient rentrés dans la ville.

Si Dieu le veut, quand l’éléctricité et l’eau seront rétablis, nous seront les premiers à revenir à Palmyre. On est resté une semaine, mais en une semaine, on a pu voir beaucoup de choses comme quelqu’un qui s’est fait égorger devant nous.

Mine d'informations

Registre de Daech avec permissions des combattants. Ici le nom d un français : Junde Allah Al Ferencie
Registre de Daech avec permissions des combattants. Ici le nom d un français : Junde Allah Al Ferencie © Radio France / Valérie Crova

Il faut encore attendre plusieurs jours avant que les habitants de Palmyre ne retrouvent leur maison. La présence des mines retarde également le retour des habitants.

Maintenant que les combattants djihadistes ont été chassés de Palmyre, on découvre aussi toutes sortes de papiers et de manuels qui leur appartenaient...

Autant de documents qui permettent d’en savoir plus surl’état d’esprit des membres du groupe État islamique, leur façon de voir le monde, et de l’inculquer aux enfants . Avec parfois quelques ratés : à un devoir sur la vie du prophète, un élève a eu 0 sur 20. Il ne connaissait pas les grandes étapes de la vie de Mahomet.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.