Un reportage signé Ludovic Piedtenu Qui pour succéder à Jean-Marie Le Pen à la tête du Front National ? On connaîtra la réponse ce week-end à l'occasion du Congrès de Tours. Marine Le Pen fait figure d’ultra-favorite, elle qui tente d'élargir la base électorale du FN en appuyant son discours sur la thématique économico-sociale. C’est dans son fief du Pas-de-Calais, que nous nous sommes rendus. Ce bassin minier, c'est une conurbation, une succession de villes d'un million d'habitants au total. De Béthune à Valenciennes en passant par Lens, Hénin-Beaumont et Douai : un territoire qui cumule les difficultés. Sa désindustrialisation, un taux de chômage qui dépasse par endroit les 20-25%. Les revenus par ménage y sont parmi les plus bas de France. De cette situation, évidemment, loin d'avoir été arrangée par la crise, Marine Le Pen en fait un outil. A cette précarité, ajoutez peu ou pas de culture politique dû, surtout, à une omniprésence des partis de gauche, PCF/PS sur fond de paternalisme des houillères, une droite républicaine quasi inexistante, et vous obtenez un Front National à 30-40% aux régionales, souvent second parti politique. Entrons dans ce café d'Hénin-Beaumont. Témoignages dans le café d'Hénin-Beaumont Vote de protestation, dit ce cafetier d'Hénin-Beaumont. Le sentiment, plutôt, que s'opère un glissement, qu'il s'agit de plus en plus d'un vote de conviction. Aussi parce que Marine Le Pen est connue, est visible, ce qui plaît, comme à ce patron de cette baraque à Frites, à Noyelles-Godaut.

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