C'est un internet totalement anonymisé où depuis quelques années se développe un trafic de produits illicites en tout genre... Zoom sur le Darknet, ses réseaux, ses url et ses logiciels.

Le Darknet s'apparente à vrai marché noir. On y trouve de tout, majoritairement de ladrogue , mais il y a aussi de la pédopornographie , de la contrefaçon.

François Paget fait de la recherche pour l'entreprise en sécurité informatique Intel Security, il traîne sur le Darknet depuis quelques années et a constitué un petit carnet d'url, des adresse de sites très diversifiés.

Vous trouvez de la vente d'informations bancaires, vous pouvez acheter des faux papiers, des fusils mitrailleurs ou louer un pirate informatique.

► ► ► À L'ANTENNE | Secrets d'infos plonge dans les profondeurs du Darknet

Réseaux alternatifs

On accède au Darknet via des réseaux alternatifs : FreeNet, I2P ou Tor pour les plus connus.

Des réseaux dont le principe est de pouvoir aller sur internet sans être repéré, sans que l'adresse IP de son ordinateur soit identifiable.

Réservé aux initiés aux débuts des années 2000, ces outils, et notamment TOR, sont devenus beaucoup plus accessible ces dernières années. On télécharge les logiciels pour y accéder en 3 minutes.

Ainsi, commander de la drogue bien installé dans son canapé est presque devenu à la portée de tout le monde .

Hélène Chevallier a par exemple commandé un gramme d'herbe de cannabis sur une plateforme du Darknet, et l'a reçu une semaine après.

La plateforme est très bien faite, on se croirait sur un site de ecommerce.. On a les catégories de drogue : cannabis, ecstazy, barbiturique, des photos avec des descriptifs, et des avis sur les vendeurs, sur la qualité de leur produits, les délais de livraison... C'est très facile à utiliser.

La monnaie d'échange : le Bitcoin

Ce qui prend le plus de temps c'est finalement de se créer un compte, lui légal, pour acheter des bitcoins, la principale monnaie d'échange dans le Darknet.

Les autorités dépassées

La tâche des autorités est compliqué du fait de l'anonymisation. Mais elles tentent de plus en plus d'intervenir, notammentle FBI aux Etats-Unis.

Après une longue enquête ,ils ont réussi à démanteler il y a deux ans SilkRoad, une des plus grosses plateforme de drogue du Darknet.

Les moyens sont beaucoup moins importants en France. Au total une centaine de policiers surveillent au quotidien Internet et le Darknet, une dizaine à la douane.

Des effectifs insuffisants reconnait le responsable des opérations douanières.

Une dizaine de personnes ce n'est pas assez suffisant mais nous perdons chaque année des emplois, environ 400. Si votre émission nous permet d'avoir 100 personnes en plus pour détecter ces activités sur internet nous sommes preneurs...

Pourquoi n'interdit-on pas ces réseaux?

Ces réseaux ne sont pas interdits car ils sont utilisés aussi pour des raisons beaucoup plus légitimes comme l'explique Lunar . Il est membre de "Nos oignons", une association qui développe le réseau TOR en France.

TOR est aussi utilisé autant par des gens soucieux de protéger leur vie privée face au fichage publicitaire, par des journalistes qui veulent protéger leurs sources et leurs communications, par des personnes voulant contourner la censure dans des pays qui la pratiquent.

Pour lutter contre le terrorisme, la loi sur le renseignement prévoit notamment de mettre en place des boîtes noires chez les fournisseurs d'accès à Internet pour scanner Internet à la recherche de comportement suspect.

Une surveillance que ces outils permettent de contourner.

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