Il y a encore quelques jours, cette 63ème édition s'annonçait sous de sombres auspices après les violentes intempéries et la menace du nuage de cendres islandais. Mais finalement, aujourd'hui, Cannes est bel et bien sur son 31. Il y a une semaine tout juste, c'était PEUR SUR LA CROISETTE, le pire des scénarios. Des vagues de 6 mètres de haut qui dévastent tout sur leur passage. A quelques jours de l'ouverture du festival, certains en ont fait des cauchemars. Alexandre Oundjian est le gérant de l'Annexe, l'un des nombreux restaurant de plage (interview). Mais finalement, en quelques jours seulement, tout a été remis en état. La mairie a dépêché 200 personnes qui ont travaillé d'arrache pied 24 heures sur 24. Des bulldozers et des tractopelles ont redonné aux plages un visage normal. Et aujourd'hui il ne reste plus aucun stigmate de la tempête. Gérard Grizetti est le président du syndicat des plagistes de la Croisette. Assis à son bar, il affiche un grand sourire, soulagé (interview). Tout est prêt, mais il était moins une. Surtout qu'après les intempéries, il a fallu gérer le nuage de cendres islandais qui menaçait de s'abattre sur la Côte d'Azur et d'empêcher les invités de rejoindre la Croisette. Bref, pendant un moment, les organisateurs se sont dit "cette 63ème édition est maudite". Mais David Lisnard, l'ajoint au maire, prend tous ces contretemps avec philosophie (interview). Cannes a pansé ses plaies et attend désormais ses stars, avec comme toujours des nouveautés toujours plus luxueuses, toujours plus démesurées. Ainsi, le célèbre palace "Le Majestic", où nous nous trouvons ce matin, inaugure une nouvelle suite : 500 mètres carrés à 38 000 euros la nuit, rien que ça. Visite guidée avec le patron du groupe Barrière, Dominique Desseigne (interview). Sept étages plus bas, à quelques mètres du Majestic, changement de décor. Ici vous êtes dans le royaume de Jo, 28 ans qu'il vient à Cannes, 28 ans qu'il enchaîne sa chaise en plastique aux barrières blanches devant le Palais des festivals (interview). Tant qu'il y aura toujours des centaines de Jo sur la Croisette, malgré les intempéries, malgré le volcan islandais, malgré la crise, Cannes restera toujours Cannes. ___ Un reportage de Géraldine Hallot.

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