On connait depuis hier les villes retenues pour la candidature de la France à l'organisation de l'Euro 2016, le championnat d'Europe de football. La question se pose maintenant de la faisabilité et du financement de ces projets. La FFF, la Fédération Française de Football, a donc choisi 12 villes parmi 14 candidates. Et cette sélection finale était plutôt prévisible, considérant que les candidatures de Metz ou Montpellier étaient plus en retrait que leurs concurrentes. Les villes qui vont figurer sur la candidature officielle de la France sont donc le parc des Princes à Paris, Saint-Denis avec le Stade de France, Marseille, Bordeaux, Lyon, Lille, Lens, Toulouse, Saint-Etienne, Nancy, Strasbourg et Nice. Jacques Lambert est le directeur général de la fédération française (interview). Comment s'est faite la sélection des villes, selon quels critères ? Cela s'est constitué à travers plusieurs facteurs, comme l'équilibre géographique par exemple, ce qui peut expliquer que deux villes de l'Est sur trois aient été retenues. Mais le principal critère ayant déterminé le choix des stades demeure bien sûr la fiabilité des différents projets locaux. Sur douze villes, huit doivent rénover leur stade existant, et quatre métropoles doivent construire une nouvelle enceinte, flambant neuve et donc très coûteuse. Les coûts des travaux d'aménagement et de mise aux normes européennes sont très élévés. Des sommes parfois astronomiques, exemple à Lens. Pour améliorer son stade Felix-Bollaert, le club nordiste a besoin de 90 millions d'euros. Pour changer quoi exactement ? Gervais Martel est le président du RC Lens (interview). Et c'est justement toute la question, maintenant que les villes retenues sont connues. Comment va se dérouler et se décomposer l'investissement pour chaque situation locale ? L'Etat a promis de s'engager à hauteur de 150 millions d'euros, soit 7% des besoins globaux. Trop peu estiment la plupart des candidats, comme le club de Nancy que préside Jacques Rousselot (interview). Même réaction de la part de Maurice Vincent, le maire de Saint-Etienne. Les travaux du stade Geoffroy-Guichard sont estimés à 70 millions (interview). Passée, donc, l'euphorie de cette annonce et les sourires de rigueur, on peut s'attendre à quelques polémiques et grincements de dents sur la répartition des budgets et financements. Peut-être même à quelques jalousies entre villes et stades qui n'auraient pas le même soutien de l'Etat. Quoi qu'il advienne, le dossier français sera remis en février 2010, en concurrence avec l'Italie, la Turquie, et un duo Norvège-Suède, et le pays organisateur sera connu au mois de mai prochain. ____ Reportage signé Matteu Maestracci.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.