Festivals à l’arrêt, salles de spectacles et disquaires fermés pour un temps indéterminé, le monde de la musique est dans la tourmente depuis le premier confinement. Une situation qui précarise une grande part du secteur même si certains trouvent des solutions

Festivals à l’arrêt, salles de spectacles et disquaires fermés pour un temps indéterminé, le Covid aura-t-il la peau du monde de la musique ?
Festivals à l’arrêt, salles de spectacles et disquaires fermés pour un temps indéterminé, le Covid aura-t-il la peau du monde de la musique ? © AFP / Hans Lucas / Marie Magnin

Selon une étude du Syndicat national du spectacle musical et de la variété, plus de la moitié des entreprises du secteur de la musique sont menacées de faillite cette année ou l’année prochaine. Les techniciens, tourneurs, labels indépendants et artistes sont touchés de plein fouet par la crise Covid et les effets commencent déjà à se faire sentir depuis le deuxième confinement partiel. 

Jérôme Laperuque est musicien, il a notamment accompagné Woodkid ou encore le duo Brigitte. Dans son cas, la situation est telle qu’il envisage de quitter la région parisienne."Si ça dure deux, trois mois on va s’en sortir, si ça dure plus beaucoup d’entre nous vont prendre des mesures radicales pour subsister : revendre son appartement, aller vivre à la campagne et prendre des jobs alimentaires".

Autre secteur touché, et un peu oublié ces derniers temps, les attaché(e)s de presse qui viennent de se regrouper en créant un syndicat afin de se faire entendre auprès du Centre national de la musique. Cécile Legros est présidente du syndicat APRES : "certaines ont perdu 80% de leur chiffre d’affaire. Parfois c’est zéro euro à la fin du mois. Si ça continue comme ça, on risque de voir notre effectif divisé par deux !" 

Avec l’arrêt total des scènes en public, c’est aussi toute une génération d’artistes en devenir qui risque de ne pas voir le jour, comme l’explique la chanteuse rennaise Laetitia Sheriff : "Pour les artistes en développement c’est très dur. Si les salles ferment, les cafés concerts, qui sont les clés pour se faire connaître, ce sera très compliqué pour eux"

Le Centre national de la musique devra répartir le plan de sauvetage du gouvernement pour le secteur musical de 220 millions d’euros. Un plan qui devrait être rallongé de plusieurs dizaines de millions pour la musique enregistrée après la fermeture des points de vente de disques.

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.