C'est une première en France : le premier débat national sur la gestion des déchets radioactifs débute aujourd'hui. 15 réunions publiques à Paris et en régions : aujourd'hui c'est à Bar le Duc. Dans la Meuse et ce n'est pas un hasard. C'est dans la Meuse à Bure qu'est situé le laboratoire de recherches sur l'enfouissement des déchets radioactifs. Son objectif : c'est de vérifier la capacité de la roche, l'argile, à confiner la radioactivité pendant des millions d'années. Ces déchets radioactifs sont produits par nos 58 réacteurs nucléaires, ils sont dits à vie longue. Très nocifs mais peu nombreux comme l'explique le député Christian Bataille qui est le père de la loi de 91 sur la gestion des déchets radioactifs. Plusieurs solutions ont été envisagées dans La loi de 91 qui ouvrait trois voies de recherches : - le stockage géologique à 500 mètres de profondeur dans une couche d'argile qui a l'âge des dinosaures et n'a pas bougé depuis 20 millions d'années. On suppose donc qu'elle restera stable. - l'entreposage en surface - la séparation/transmutation : solution qui permet de réduire la nocivité et la durée de vie des déchets. Mais la priorité de ce débat c'est d'informer comme le dit le délégué de la société française d'énergie nucléaire, Francis Sorin. La commission nationale du débat public ne peut vraiment dire "non" à telle ou telle solution d'après son président Georges Mercadal. Ce débat servira de document de travail à l'élaboration d'une nouvelle loi. C'est son ambition. La loi doit être présentée au parlement en début d'année prochaine. Et il y a fort à parier qu'elle ne choisira pas : Elle dira qu'il faut continuer les recherches. Les écologistes ont participé à la préparation du débat. Les français ont à leur disposition une documentation élaborée par EDF le maître d'ouvrage, l'agence nationale de gestion des déchets radioactifs mais aussi du réseau sortir du nucléaire. Pour autant, le Réseau a décidé de ne pas participer aux conférences. Les militants resteront à la porte parce qu'avant même le débat sur la gestion des déchets, le gouvernement a décidé de construire un nouveau réacteur nucléaire l'EPR. Or pour Nicolas Depret porte parole du réseau, ce n'est pas la meilleure façon de tenir compte de la gestion des déchets radioactifs. Un dossier de Nathalie Fontrel, journaliste spécialisée sur les questions d'environnement à France Inter.

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