Le 7 avril dernier, cette petite république indépendante, voisine de l’Union européenne, et présidée depuis 2001 par les communistes, a connu une journée d’émeutes… Bilan : deux morts, 200 blessés, le Parlement saccagé et incendié, et des centaines d’arrestations. A l’origines de ces émeutes, les résultats des élections législatives du 5 avril : les communistes en sont sortis vainqueurs, mais l’opposition conteste et les accusent de fraude… Hier, 3 000 personnes rassemblées dans le calme à Kitchino, la capitale, ont écouté les leaders de l’opposition appeler à la démission du gouvernement. Les deux camps s’accusent de tricher. Des deux cotés, on en appelle à l’arbitrage de l’Union européenne alors que la Moldavie n’en fait pas partie. Le Président sortant, Vlad Voronine, a demandé à Bruxelles d’envoyer une commission d’enquete sur les violences du 7 avril qu’il attribue à la Roumanie voisine et à ses amis. Le fils d’un des milliardaires moldaves du pétrole a été arreté à Odessa soupçonné d’avoir financé les troubles. L’Ambassadeur de Roumanie a été expulsé. Les opposants pensent que leur dernière chance d’etre entendus sur les fraudes, c’est de faire venir des enqueteurs indépendants et ils ont dans l’idée de refaire l’élection, ils espèrent un scénario de troisième tour à l’ukrainienne comme à l’époque de la révolution orange mais il n’y a pas grand monde pour les appuyer. Reste à savoir ce qu’en pense le grand cousin russe , il y a 10% de russophones en Moldavie et ils sont en grande majorité dans la région autonome de la Transnistrie. Pourquoi pas une commission d’enquete internationale, avec les Russes ? Un reportage de Philippe Reltien et Jean Marie Porcher

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