Demain, sortira au cinéma le film de Luc Besson, « Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec », tiré de la série BD de Jacques Tardi. Depuis quelques années, les adaptations de Bande Dessinée au cinéma se multiplient, avec plus ou moins de succès. En tout cas, la BD est devenue une source d'inspiration pour le 7è art. Pour le meilleur ou pour le pire, Astérix, Lucky Luke, Blueberry ou Largo Winch ne sont plus uniquement des créatures de papier. Le cinéma français est en train de suivre l'exemple d'Hollywood qui a su donner une seconde jeunesse à ses super héros (Batman, X-Men, Spiderman). En France, le phénomène est récent. On dénombre une quinzaine d'adaptations ces 10 dernières années. Il faut dire que l'image de la bande dessinée a changé. Les producteurs et réalisateurs d'aujourd'hui ont grandi avec elle. C'est le cas de Luc Besson. Après Michel Vaillant en 2003, il récidive avec « Adèle Blanc Sec » de Tardi. A l'entendre, cinéma et BD sont faits l'un pour l'autre (interview). Pas de recette miracle. Un best-seller en bande dessinée n'est pas forcément synonyme de succès en salles. Il y a même plusieurs exemple de bides retentissants : les adaptations d'Iznogoud ou des Dalton, voire même le "Blueberry" de Jan Kounen qui a beaucoup déçu. On attendait moins de Largo Winch, mais là au contraire, le film a créé la surprise, avec un joli succès à la clé. De plus en plus, éditeurs de bande dessinée et producteurs de cinéma travaillent ensemble pour chercher la bonne formule. Le directeur général des éditions Casterman, Louis Delasse (interview). C'est peut-être la raison pour laquelle de plus en plus d'auteurs passent eux-mêmes derrière la caméra. Adapter soi-même ses propres bandes dessinées. C'est l'autre tendance du moment. Marjane Satrapi avec "Persepolis". Riad Sattouf avec "Les Beaux Gosses". Pascal Rabaté, qui, sortira en juin la version cinéma de son livre "Petits Ruisseaux". Joann Sfar pour une adaptation du "Chat du Rabbin". Les exemples se multiplient. Mais bien avant ces jeunes auteurs, un pionnier a montré la voie : Enki Bilal. Son premier film, "Bunker Palace Hotel" a plus de 20 ans. Depuis il a dirigé deux autres longs métrages (interview). Parmi la vingtaine de projets en cours (Le Marsupilami par Alain Chabat, Titeuf, Blake et Mortimer), le plus attendu est certainement le Tintin en 3D de Steven Spielberg et Peter Jackson. Un mélange d'images de synthèse et d'acteurs rééls. Premier épisode prévu en octobre 2011. On imagine le retentissement planétaire pour Tintin qui est déjà le plus célèbre personnage de la BD franco-belge. Quelque chose nous dit que la lune de miel entre 7è et 9è art ne fait que commencer. __Un reportage de Cyril Sauvageot.

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