C'est une loi sans précédent que le parlement européen doit voter aujourd'hui : la directive REACH, acronyme en anglais de : "Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques" – une directive qui permet en fait de mieux contrôler les molécules artificielles. La majorité des 100 000 substances chimiques actuellement sur le marché n'ont jamais été testées. Or nous les manipulons tous les jours - y compris dans la salle de bain. Yannick Vicaire est responsable de la campagne Toxiques chez Greenpeace (interview). Il y a des molécules chimiques synthétiques dans notre quotidien. Et certaines sont réellement problématiques. C'est le cas des perturbateurs endocriniens. Le professeur Alfred Spira est épidémiologiste à l'INSERM (interview). L'Europe a donc décidé de faire le ménage. 30 000 substances vont passer l'examen. Pour les plus dangereuses, les industriels devront trouver un substitut, une molécule moins nocive. Si ce n'est pas possible, ils devront présenter un plan de recherche et de développement pour trouver des molécules moins dangereuses. C'est un réel progrès. Pour les écologistes, on aurait pu faire plus. Yannick Vicaire, de Greenpeace (interview). Pourtant, les industriels sont loin de pousser un « ouf » de soulagement. Ils affirment que ce principe de substitution va leur coûter cher. Jean Pelin est Directeur Général de l'Union des industries chimiques (interview). Les retardateurs de flamme bromés sont parmi les perturbateurs endocriniens dont parlait le professeur Spira à l'instant. Hasard du calendrier, au moment où REACH doit être voté, l'Assemblée nationale organise aujourd'hui un débat consacré à l'environnement et à la fertilité humaine. A l'initiative de la député UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour elle, il faudrait mieux informer les utilisateurs (interview). Un reportage de Nathalie Fontrel, en charge des questions d’environnement à France Inter.

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