A la veille du comité sécheresse qui se réunit demain à Paris, quel bilan dresser sur la situation en France ? Le pays doit se préparer à vivre un été difficile. Les préfets ont réactivé les cellules de crise dès le mois de janvier. Le déficit de pluie atteint 50 % sur une grosse moitié Nord de la France. En cause : l'anti cyclone qui empêche les perturbations de toucher l'hexagone. Explications avec Michel Dalloze ingénieur à Météo France (interview). Faut il souhaiter un déluge pour les semaines à venir ? Rien n'est perdu même si les nappes phréatiques sont elles aussi assoiffées. Ce sont les pluies d'hiver qui les alimentent. Lorsque la température est basse, il n'y a pas d'évaporation et lorsque la végétation est encore endormie, l'eau peut s'infiltrer. En fonction de la géologie, de la nature de la roche, ces nappes peuvent se recharger très vite. Jean-Pierre Le Prêtre du BRGM pour la région Centre. Le BRGM c'est le bureau de recherche géologique et minière (interview). En France, nous vivons au-dessus d'une caisse d'épargne liquide : 2 000 milliards de mètres cube d'eau. Le ministère de l'écologie a d'ailleurs demandé au BRGM de dresser un état des lieux des ressources peu ou mal exploitées. Mais les nappes ne servent pas seulement à alimenter nos robinets, ou les besoins industriels et agricoles. Elles sont nécessaires à la nature. Thierry Pointet chef de mission au BRGM (interview). Les agriculteurs, eux, commencent à s'inquiéter, car les cultures ont besoin d'eau en été, au moment précis où elle sera rare. Il est possible d'agir dès maintenant, comme l'explique Claude Gitton chef du service de l'eau à la direction régional de l'environnement (interview). C'est d'ailleurs ce type de mesures que doit décider demain le comité Sécheresse. Un dossier de Nathalie Fontrel, journaliste-spécialiste des questions d'environnement à France Inter.

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