Gérard Barras, fondateur d'Ardelaine
Gérard Barras, fondateur d'Ardelaine © Thibault Lefèvre / Thibault Lefèvre

Depuis plus de 30 ans, le village de 540 habitants de Saint-Pierreville abrite la coopérative Ardelaine qui fabrique des matelas, des couettes et des vêtements en laine. Cette entreprise a réussi à relancer la filière textile dans la région.

L’histoire d’Ardelaine commence dans les années 70. C’est l’histoire d’une petite bande de copains, architecte, orthophoniste, mécanicien, enseignant. qui débarquent à Saint-Pierreville pour rénover une vieille filature à l’abandon. Un bâtiment de pierre qui s’écroule au bord de la rivière : à l’époque voilà à quoi ressemblait la dernière filature de laine en Ardèche. Ces jeunes gens, enthousiastes mais sans argent vont enchaîner les emplois saisonniers et les petits boulots. Ils mettent une partie de leurs salaires en commun pour financer le chantier et acheter des machines. En 1982, Ardelaine se transforme en société coopérative de production. Aujourd’hui à la retraite, Pierre et Simone Tissier étaient là, dès le début de l’aventure.

Nous on est arrivé là avec un projet, une idée de faire quelquechose. c'était la notion à l'époque de travailler, de vivre au pays.

47 emplois et un chiffre d'affaire de deux millions d'euros

Cette coopérative est devenue le premier employeur de Saint-Pierreville ett elle continue à embaucher. Ses produits se vendent sur place ou par correspondance, dans les foires et les salons à travers la France. Ardelaine travaille uniquement avec des entreprises locales et des éleveurs de la région.

La coopérative assure presque toutes les étapes de la production. De la tonte des brebis jusqu’aux ateliers de confection. Julien est tondeur, Frédérique est couturière.

Tant qu'on a la maîtrise de l'outil jusqu'au produit fini, on peut encore exister.

Le capital appartient aux salariés

Ce sont eux qui choisissent leurs dirigeants. 45% des bénéfices sont redistribués aux employés sous forme de participation, des principes et une organisation qui ont séduit Nadia Zaafouri. Après ses études scientifiques, cette jeune lyonnaise a décidé de vivre en Ardèche. Elle a découvert Ardelaine un peu par hasard en déposant sa candidature pour un job d’été. C’était il y a 10 ans. Depuis, elle n’a jamais quitté la coopérative.

Si on pouvait parler de quel est le but premier d'Ardelaine, ce serait faire vivre un bout d'Ardèche.

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