C'est l'une des adresses les plus célèbres de Paris : il suffit de dire le 36. Le 36 quai des Orfèvres fête ces cent ans cette année. Un timbre commémoratif est d'ailleurs lancé aujourd'hui. Le 36, c'est près de 2000 personnes, des brigades prestigieuses, comme la Crime, les Stups, la BRI, qu'on appelait autrefois l'antigang.

<img src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2013/09/520db60f-1bc8-11e3-9f7b-782bcb6744eb/640_36_quai_des_orfevres_paris.jpg" alt="36, quai des orfèvres" width="640" height="425" />
36, quai des orfèvres © Jebulon
Le 36, ce sont des films, des séries, et des livres, surtout les Maigret. Le 36, "c'est une famille, une âme", disent des policiers, partagés à quelques années (ce sera en 2017) de devoir déménager dans un nouveau bâtiment, moderne, sécurisé, plus vaste, plus pratique. Parce que le 36, ce sont des locaux vieillots, désuets, plus du tout aux normes sécurité et incendie, dont le symbole est l'escalier central.

Cet escalier aux 148 marches usées et patinées par des millions de passages depuis 100 ans, dont les rampes dessinent vus d'en haut les lettres P et J, comme police judiciaire, est le seul accès, la seule entrée, la seule sortie. Dans l'escalier se croise tout un monde peuplé de flics dévalant les marches pour partir en opération, d'avocats, de magistrats, de victimes, de suspects, de voyous menottés.

Dans l'escalier, on crie, on s'insulte, on rit, on hurle sa douleur : bref, l'escalier, c'est le coeur du 36. Un coeur qu'auscultent pour France Inter Franck Cognard et Philippe Etienne, guidés notamment par un ex de la Crime, Bernard Pasqualini.

A ECOUTER: le reportage au coeur du 36, en version longue

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