Dernier volet du zoom de la rédaction consacré cette semaine au bénévolat. Direction ce matin le Vaucluse et le Centre de protection de la faune sauvage que gère la Ligue pour la protection des oiseaux.

Situé au cœur du massif du Luberon, le centre a été créé en 1996 par le Parc Naturel Régional qui en est toujours propriétaire. Chaque année ce sont environ 900 animaux en détresse qui y sont accueillis, des oiseaux principalement mais aussi des petits mammifères.

Passé Lourmarin, cher à Albert Camus, la route serpente jusqu’au château de l’Environnement qui domine le village de Buoux. C’est ici que se trouve le centre régional de sauvegarde de la faune sauvage, une grande bâtisse en bois nichée en pleine nature où seul résonne le chant des cigales. Car la porte franchie c’est le silence qui règne à l’intérieur, les animaux blessés ont d’abord besoin de calme.

Une dizaine de personnes sont présentes ce matin. À l’exception de deux permanents salariés, ce sont tous des bénévoles à commencer par Ghislaine Péchikoff, l’administratrice. Médecin à la retraite depuis peu, elle est passionnée par les animaux, mais dit-elle en souriant, même si j’aime les chiens et les chats, la SPA c’était trop restrictif.

Ghislaine Péchikoff

Le centre de Buoux est devenu une référence pour les pathologies et l’élevage du hérisson

130 hérissons ont été acheminés au centre en 2014, grâce notamment au réseau des transporteurs. Encore du bénévolat. Ils sont 150 en Provence comme Michel Raphaël qui habite à Allauch près de Marseille, entré dans la chaîne naturellement.

Michel Raphaël

Les oiseaux représentent 80% des espèces secourues : chouettes, hiboux, martinets, merles ou grives, de très jeunes animaux. C’est entre le printemps et la fin de l’été que les accidents sont les plus nombreux : 350 oiseaux blessés pour le seul mois de juillet et les causes sont nombreuses, explique Michel Raphaël.

Michel Raphaël

Le centre peut également compter sur des vétérinaires, bénévoles eux-aussi, qui effectuent les diagnostics, avant de passer le relais à ceux que l’on appelle les éco-volontaires. C’est le choix qu’a fait Cécile. A 25 ans cette étudiante passera deux mois sur le site de Buoux pour apporter les soins nécessaires aux animaux, nettoyer les cages, nourrir les oiseaux, les soigner. Par envie, par passion, quitte à se priver d’autre chose.

Cécile

Renoncer à des vacances pour une passion

Il y a aussi des moments plus difficiles. Ce jour-là un petit écureuil a été retrouvé grièvement blessé.

Ghislaine Péchikkoff en pleine discussion avec un jeune qui lui effectue son service civique.

Et quand les animaux sont sauvés, il reste encore l’étape de la rééducation en volière ou dans des enclos adaptés. Car le but est bien de leur permettre de retourner à la vie sauvage. Pour Cécile la récompense est bien là.

Cécile

Un geste indispensable pour l’avenir de certaines espèces aujourd’hui menacées et la protection de leur environnement naturel.

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