À La Belle Epoque à Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme), les amateurs de piste ont en moyenne 75 ans, et ne se déhanchent pas la nuit, mais l'après-midi.

Au dancing "La Belle Epoque"
Au dancing "La Belle Epoque" © Radio France / Delphine Evenou
La Belle Epoque
La Belle Epoque © Radio France / Delphine Evenou

Avant de s'installer à Puy-Guillaume, à une demi-heure de route de Vichy, Maryse et Christian tenaient déjà une discothèque en Saône-et-Loire. Mais Maryse rêvait de finir sa carrière avec une guinguette, et quand Christian est parti à la retraite il y a un peu plus de deux ans, ils ont franchi le cap, et sont venus s'installer en Auvergne, reprendre l'ancienne Belle Epoque. 

Les volets sont fermés, mais à l'intérieur de la Belle Epoque, les pas de danses s'enchaînent
Les volets sont fermés, mais à l'intérieur de la Belle Epoque, les pas de danses s'enchaînent © Radio France / Delphine Evenou

Ici, la piste de danse ouvre le jeudi et le dimanche, de 15h à 20h, mais l'on se presse dès 14h30 pour être sûr d'avoir une bonne place, sur les sièges qui bordent le parquet. 

A la Belle Epoque, la musique est en direct
A la Belle Epoque, la musique est en direct © Radio France / Delphine Evenou

Aimée et Bernard

Aimée et Bernard sont tombés amoureux il y a quatre ans sur le parquet de la Belle Epoque
Aimée et Bernard sont tombés amoureux il y a quatre ans sur le parquet de la Belle Epoque © Radio France / Delphine Evenou

Aimée, 77 ans, et Bernard, 79 ans, viennent danser le fox, la rumba, la valse deux fois par semaine, car ils adorent le parquet de la Belle Epoque : "Ça glisse!". Bernard compte ses pas : il parcourt en moyenne 25 kilomètres à chaque sortie au dancing. Les deux tourtereaux se sont rencontrés à la Belle Epoque il y a quatre ans, et sont tombés amoureux. Ils entretiennent la flamme sur la piste. 

Monique

Monique, 79 ans, danse tout sauf la valse, à cause de son arthrose
Monique, 79 ans, danse tout sauf la valse, à cause de son arthrose © Radio France / Delphine Evenou

Monique, 79 ans, a sa place bien définie sur le long canapé noir rayé de rouge de la Belle Epoque. Un post-it signifie aux plus téméraires que ce n'est pas la peine d'essayer de s'asseoir là. Son arthrose l'empêche de tournoyer sur une valse, mais elle danse tout le reste. "Le docteur m'a dit, pour ma santé de faire beaucoup de danse ou de la piscine. Mais je n'aime pas l'eau, je ne sais pas nager. Alors je viens ici". Monique boit ses petites coupes de pétillant agrémenté de sirop de pêche, et repart en début de soirée avec le couple d'amis qui l'emmène en voiture.

Jean

Jean, tombeur de 70 ans
Jean, tombeur de 70 ans © Radio France / Delphine Evenou

Jean est un petit jeune de 70 ans. Il a la particularité d'avoir rencontré toutes ses femmes à la Belle Epoque. "J'ai eu de la chance ...". Il a vécu sept ans avec la première avant de se faire quitter. La deuxième l'a accompagné pendant dix-neuf ans, avant qu'il ne quitte le domicile conjugal : "Elle ne voulait pas que je danse avec d'autres". Jean a désormais trouvé le bonheur, depuis six mois, avec une "petite jeune de 80 ans" qui est en forme et le fait virevolter. 

Christian et Maryse

Maryse et Christian, les patrons de la Belle Epoque
Maryse et Christian, les patrons de la Belle Epoque © Radio France / Delphine Evenou

Les deux patrons de la Belle Epoque ont un large sourire, font la bise à leur client, et ne se lassent pas de parler de leur dancing. Christian, ancien accordéoniste, a l'oreille. C'est lui qui sélectionne les orchestres qui viennent animer les jeudis et dimanches après-midis. Il joue aussi les hommes de sécurité, car les rivalités amoureuses (vous avez bien lu) entraînent parfois des bagarres (vous avez encore bien lu).

La Belle Epoque, à Puy-Guillaume
La Belle Epoque, à Puy-Guillaume © Radio France / Delphine Evenou

Maryse, elle, tient le bar. "L'esprit de la Belle Epoque c'est toujours la fête. On a des gens qui reviennent tout le temps, donc on s'attache à ces gens là. C'est une grande famille, c'est ce qu'on voulait. Les gens sont heureux quand ils arrivent, et encore plus heureux quand ils repartent". 

Entre 70 et 200 personnes viennent dans le dancing de Maryse et Christian chaque jeudi et dimanche. 

A la Belle Epoque, le parquet est très réputé
A la Belle Epoque, le parquet est très réputé © Radio France / Delphine Evenou
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