Reportage dans la région des Borders au Sud de l’Ecosse.

L'une des bêtes de Robert Neil
L'une des bêtes de Robert Neil © Radio France / Antoine Giniaux

Les éleveurs et agriculteurs écossais craignent une fermeture des frontières, un retour des barrières douanières. Ils ont aussi peur de perdre les subventions européennes qui leur permettent de vivre.

Pour l'éleveur Robert Neil, le Brexit est une catastrophe : "On a vu les exportations s’arrêter net du jour au lendemain, et les prix qui ont dégringolé.. On ne veut plus jamais voir ça … Et il faut que les hommes politiques et les organisations internationales se débrouillent pour que le marché reste ouvert, que les portes restent ouvertes. Pour qu’on puisse faire du commerce avec nos voisins."

Robert Neil exploite 300 ha et un troupeau de plusieurs centaines de vaches. Il préférerait vendre ses produits plus cher dit-il, plutôt que de recevoir 10 000 euros par an de l'Union Européenne.
Robert Neil exploite 300 ha et un troupeau de plusieurs centaines de vaches. Il préférerait vendre ses produits plus cher dit-il, plutôt que de recevoir 10 000 euros par an de l'Union Européenne. © Radio France / Antoine Giniaux

Le marché européen, absorbe près d’un quart de la production des fermiers écossais, parfois plus pour les éleveurs d’agneaux. En quittant l’union européenne, les agriculteurs redoutent aussi de perdre les aides issues de la politique agricole commune. 100.000 euros par an, pour la ferme de Robert Neil. Une somme indispensable pour ne pas déposer le bilan.

Les Écossais voudront-ils quitter la Grande-Bretagne ?

Près de 44% seulement des Écossais se disent prêts à couper les ponts avec Londres. Le marché britannique représente pour l’écosse 58 milliards d’euros, quatre fois plus que le marché de l’Union européenne.

Alyn Smith, député européen membre du SNP le parti indépendantiste écossais, pense que la priorité, c’est de faire du lobbying auprès de ses collègues à Bruxelles.

Cette idée d’un Brexit à la carte n’est d’ailleurs pas spécifiquement écossaise.. En parallèle, le pays de Galles, l’Irlande, et même la City de Londres, ont lancé ces dernières semaines des opérations de lobbying pour mener leur propres négociations.

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