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braquo affiche grande © Radio France

Depuis quelques années, les français ne font plus figures de ringards en matière de séries télé... Nous produisons enfin des séries ambitieuses de qualité. Et ça marche, aussi bien en France qu'à l'étranger.

La troisième saison de la série télé à succès Braquo, créée par Olivier Marchal, a démarré cette semaine sur Canal Plus. La précédente avait été couronnée en 2012 par un International Emmy Award.

Braquo, c'est l'un des exemples de ces nouvelles séries à la française, qui s'éloignent de leurs aînées en affichant clairement leurs ambitions narratives.

La saison 5 d'Engrenages, par exemple, est actuellement en tournage en région parisienne et plus d'une soixantaine de pays attendent avec impatience la diffusion. Depuis le milieu des années 2000, les séries françaises sont entrées dans l'ère du renouveau, pour Anne Landois, scénariste d'Engrenages et pour la première fois cette année "showrunner" de la série. Elle explique que la France a enfin tiré les leçons de la fabrication des séries américaines, et notamment de la place accordé aux scénaristes :

Exit les personnages fades !

Des auteurs qui ont su, aussi, se débarrasser d'un héritage culturel assez collant, qui a plombé pendant des années nos productions : le héros républicain et consensuel. Exit les Navarro et autre Julie Lescaud, qui filtraient la réalité. Les personnages des séries françaises sont maintenant aussi complexes que les êtres humains que nous sommes.

Mais pour Vincent Mesley, directeur des programmes d'Arte qui s'est lancé dans l'ambitieuse aventure "Ainsi Soient-il" l'année dernière (série autour de jeunes prêtres qui a très bien marché), même en co-production avec d'autres pays, comme cela se fait de plus en plus, les Français ne pourront jamais vraiment rivaliser avec les américains.Les "Revenants" par exemple ont coûté 11 millions d'euros, quand "House of Cards" en a coûté plus de 73 millions d'euros. C'est peut être aussi cela l'exception culturelle...

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