Former 500 000 chômeurs de plus aux métiers de demain. C'est l'un des axes du plan d'urgence contre le chômage, esquissé par le Président de la République lors de ses voeux le 31 décembre. Sur le papier, ça semble une bonne idée mais nous avons voulu vérifier auprès des acteurs de la formation.

L'un des premiers acteurs, c'est l'Afpa. Elle reçoit des chômeurs envoyés par Pôle emploi et en forme 80 000 par an. 800 au centre de Stains, au milieu du béton en Seine Saint Denis. La méthode est pratique, formation adaptée, insertion rapide. Le tableau semble idyllique car sur 10, formés à l'Afpa, six décrochent un emploi dans les six mois. Mais la sélection est drastique à l'entrée, sur le projet. Et puis, le système complexe et un Pôle emploi débordé peuvent compliquer les choses.

Vu les difficultés existantes, on se demande comment doubler les chômeurs formés cette année.

Le directeur de l'afpa Stains Gonesse, Christophe Vandaele, lui, y croit. Il explique à Marion L'Hour comment s'organise la formation des chômeurs

Michel Abhervé, professeur associé à l’université d’Evry et spécialiste de la formation, trouve l’objectif de 500 000 chômeurs formés en un an non réaliste.

Autre question difficile, celle du financement. L'exécutif parle d'un milliard à trouver. Pour notre spécialiste ce serait le double, la moitié en tous cas financée par l'Etat, l'autre par les fonds de la formation. Premier contributeur : les régions, déjà essorées par la baisse des dotations. Il faudrait aussi convaincre les Opca, ces fonds gérés par les partenaires sociaux, jaloux de leurs financements. Bref, beaucoup à faire dans un temps très, sans doute, trop restreint.

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